La CGT propose…
La construction d’une véritable démocratie culturelle.
Le développement, le partage et l’accès de tou·tes à la culture, tant celle qui s’élabore au travail que les œuvres du patrimoine, la création artistique et scientifique, sont les conditions essentielles de la réalisation d’une véritable démocratie culturelle.
La démocratie culturelle est un axe de construction revendicative et de mobilisation car elle est facteur d’échange, de connaissance, d’émancipation.
Cela passe par des moyens permettant de développer et d’assurer le pluralisme des idées, la qualité et la diversité des contenus grâce à une véritable ambition pour la création.
L’accès à la culture et la pluralité culturelle nécessitent un droit à la communication.
La culture est un enjeu, un élément constitutif du développement humain, moteur de la transformation sociale.
Ce qui existe aujourd’hui
À l’heure de la « révolution » de l’information et de la connaissance, les nouvelles technologies ne favorisent pas automatiquement la démocratie culturelle. La surabondance de produits et de services va de pair avec la standardisation.
Le libéralisme, et sa volonté débridée de faire de toute chose une marchandise, conduit à la déréglementation du travail de création autant que de celui de diffusion des œuvres et de la protection et mise en valeur du patrimoine. Ce qui a également pour conséquence l’opposition entre divertissement et pensée, et la réduction de l’enjeu culturel à des considérations économiques. La concentration du capital, au niveau national et surtout transnational, conduit à la standardisation culturelle aux dépens de la diversité.
De plus, la crise renforce les réactions identitaires, le repli sur soi, la violence, la peur de l’autre, de l’étranger, que doit combattre la mise en valeur des diversités de culture, leur dialogue dans un esprit de respect et de fraternité.
Les secteurs du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel, de la culture (comme ceux de l’information et de la communication) sont en proie à une crise de l’emploi sans précédent, à une montée de la précarité et de la pauvreté, au dumping social, conséquences des attaques contre les droits sociaux, des politiques publiques de rigueur budgétaire.
Alors que le service public de la culture doit être en capacité de construire avec les collectivités territoriales notamment, des politiques culturelles au service de tou·tes, il connaît des restructurations et des baisses d’allocation sans précédent.
Il ne peut y avoir de démocratie culturelle et de pérennité de l’exception culturelle, sans reconnaissance de droits sociaux, sans développement de l’emploi stable et qualifié pour l’ensemble des travailleur·ses.
Sous le coup de transformations sociales, sociétales et culturelles profondes, les politiques publiques en matière culturelle sont entrées dans une crise profonde.
Pour autant, la construction de politiques publiques, les premières étapes de la décentralisation culturelle, la mise en place et l’adaptation du soutien public ont permis l’existence d’un vaste secteur culturel, public ou régulé par l’intervention publique, qui pèse politiquement, économiquement, socialement, à l’échelon local, national et même international.
La crise amplifie le besoin d’une nouvelle politique de développement humain durable fondée sur un renouveau de la démocratie sociale et culturelle, l’émancipation et l’épanouissement des salarié·es.
Les moyens pour y parvenir
Le service public culturel
Refonder le service public de la culture, reposant sur la complémentarité et la cohérence des politiques et actions entre l’État et les collectivités, au service de tou·tes.
Garantir l’avenir du service public de l’audiovisuel.
Développer des outils permettant une évaluation des politiques publiques réalisée tant par les citoyen·nes, les professionnel·les, les collectivités et l’État, pour répondre au mieux aux besoins d’émancipation individuelle et collective.
Le monde du travail
Reconnaître le monde du travail, dans sa diversité et dans l’acception la plus large du terme, comme structurant et façonnant durablement les êtres. C’est aussi un élément fondamental pour définir les politiques culturelles.
Poursuivre notre action pour que la culture progresse dans toutes les entreprises, avec une exigence toute particulière pour les comités d’entreprise quand ils existent, et/ou en associant les mouvements d’éducation populaire, les associations… Par ailleurs, les arts et la culture doivent entrer dans l’entreprise.
Les droits sociaux
Développer l’emploi stable et les droits et garanties collectives des salarié·es du secteur de la culture, en consolidant notamment le régime spécifique d’assurance chômage des salarié·es intermittent·es du spectacle, les droits d’auteur·ices dans les législations nationales européennes et internationales.
Politiques publiques
Engager une vaste campagne pour l’adoption d’une loi d’orientation et de programmation de la culture garante de l’exception culturelle et de droits sociaux pour l’ensemble des travailleur·ses du spectacle et de la culture.
Promouvoir la lecture et l’écriture, les pratiques musicales, théâtrales et artistiques à toutes les étapes de la vie, de l’éducation et dans les différentes sphères sociales, particulièrement dans le monde du travail.
Intégrer notamment les enjeux de la bataille contre l’illettrisme et les problématiques liées aux langues du travail.
Développer un enseignement artistique de qualité, accessible à tou·tes et reflet de la diversité et luttant contre les stéréotypes et la reproduction sociale.
Diversité culturelle
Promouvoir auprès de tou·tes la diversité culturelle sous toutes ses formes, tant dans le domaine de la création que de l’accès aux œuvres. Défendre et collaborer à la mise en œuvre de la convention Unesco pour la diversité culturelle, en France et dans le monde, notamment en permettant, dans le respect des droits sociaux, la libre circulation des œuvres et des artistes, mise à mal, actuellement, par des politiques de l’immigration très violentes.
Défendre l’exception culturelle pour empêcher les accords de libre-échange de mettre à mal les réglementations publiques et les politiques de soutien permettant la diversité de la création.
Sommaire
Fiche 01 - Normes sociales européennes et internationales
Fiche 01a - Droits des travailleur·ses migrant·es
Fiche 02 - Droit à la paix, à la sécurité
Fiche 03 - Égalité d’accès et bénéfice des droits sans discrimination
Fiche 04 - Égalité entre les femmes et les hommes
Fiche 05 - Pour le droit à l’emploi pour toutes et tous
Fiche 05a - économie sociale et solidaire
Fiche 06 - Nouveau statut du travail salarié Droits individuels et collectifs et transférabilité
Fiche 07 - Garantie de l’emploi, droit à la sécurité sociale professionnelle
Fiche 08 - Insertion sociale et professionnelle
Fiche 09 - droit à l’indemnisation chômage
Fiche 10 - Droits des salarié·es des entreprises sous-traitantes
Fiche 11 - Droits des salarié·es saisonnier·es
Fiche 12 - Droit à un salaire
Fiche 12a - Un salaire minimum en France et dans chaque pays européen
Fiche 15 - Droit à l’éducation et à la formation professionnelle
Fiche 16 - Temps de travail
Fiche 17 - Droit à la négociation et démocratie sociale
Fiche 18 - Droit et liberté d’intervention, d’expression du ou de la salarié·e
Fiche 19 - Droit et liberté de se syndiquer
Fiche 20 - Droit à la représentation collective
Fiche 21 - Droit à la Sécurité sociale intégrale
Fiche 22 - Droit à la santé
Fiche 23 - Droit à la retraite
Fiche 24 - Droit à une politique familiale solidaire
Fiche 25a - Droit à la démocratie culturelle
Fiche 25b - Droit à l’information
Fiche 25c - droit à la communication
Fiche 26 - Droit aux vacances
Fiche 27 - Droit aux pratiques sportives
Fiche 29 - Droit aux transports
Fiche 30 - Droit aux services publics
Fiche 31 - Développement humain durable
Fiche 32 - Responsabilité sociale des entreprises
Fiche 33 - Recherche et développement
Fiche 34 - Droit à la justice fiscale
Fiche 35 - financement de l’économie
Fiche 35a - Pôle financier public
Fiche 36 - Droit à l’énergie