Fiche n° 05 : Pour le droit à l’emploi pour toutes et tous

Temps de lecture : 13 min.
Publié le 20 Sep. 2025
Repères revendicatifs - Fiche n° 05
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La CGT propose…

« Le droit à un travail digne et reconnu, pour toutes et tous, dans une société solidaire. »

Première préoccupation des travailleur·ses et des citoyen·nes, l’emploi est, avec les salaires, les conditions de travail, la protection sociale, l’enjeu majeur des luttes sociales, inséparable des exigences montantes d’une transformation profonde du travail. Des emplois sûrs et des qualifications reconnues sont la condition d’un accès de toutes et tous à de bons salaires. Ce sont aussi la condition d’une économie efficace et du développement de services publics répondant aux besoins de la population.

C’est pourquoi la CGT agit pour que les conditions économiques d’un accès de toutes et tous à un emploi qualifié, dans le cadre d’un nouveau statut du travail salarié et d’une sécurité sociale professionnelle soient créées en France et dans le monde.

Éradiquer le chômage et le sous-emploi avec :

  • un droit à l’emploi pour toutes et tous qui renvoie avant tout au contenu et à la place du travail dans la société :
    • pour atteindre cet objectif, il faut accroître le taux d’emploi (c’est-à-dire, augmenter le nombre de personnes ayant un emploi dans la population en âge de travailler), ce qui implique d’éradiquer le chômage et le sous-emploi, et d’augmenter le nombre d’emplois,
    • un emploi qualifié, bien rémunéré et respectueux de la santé et de la sécurité du ou de la salarié·e,
    • les questions majeures comme les niveaux de qualification, leur reconnaissance dans les salaires, le statut du travail, sont donc à poser (voir fiches n°12, 13, 14) ;
  • un objectif qui doit avoir une dimension solidaire :
    • solidarité entre les genres, entre les générations, entre les territoires,
    • solidarité entre les pays européens et à l’échelle internationale.

Préserver, reconquérir et développer l’industrie en articulation avec les services

La reconquête de l’industrie articulée aux services modernes et notamment aux services publics de qualité est une condition pour dynamiser l’économie et réaliser le droit à l’emploi pour toutes et tous dans le respect de l’environnement.

L’industrie est un élément structurant de l’activité économique en termes de richesses créées, de maîtrise technologique, de recherche-développement et d’innovation, et de réponse aux besoins de la population dans tous les domaines. Elle exerce un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie, des régions, du pays. Le maintien et le développement des activités de l’industrie et des services de qualité, ainsi que des services publics vont de pair.

Cela requiert la mise en place d’une véritable politique industrielle et la mobilisation de tous les outils de la politique économique, avec de nouveaux pouvoirs des travailleur·ses dans l’entreprise, pour améliorer l’efficacité globale du système productif :

  • développer les emplois et les qualifications (voir fiches n° 12 et 14)  ;
  • articuler la modernisation de l’industrie et la démocratie au niveau national, dans les territoires et dans l’entreprise ;
  • accroître l’effort de recherche, de développement et d’innovation ;
  • développer une politique industrielle cohérente en lien étroit avec l’aménagement du territoire (réseaux, communication, énergie, transports…) ;
  • assurer le financement des entreprises industrielles en créant notamment un pôle financier public ;
  • faire barrage à la spéculation par une réglementation des marchés financiers, une nouvelle orientation des crédits bancaires une réforme fiscale et une législation bancaire dissuasive.

Ce qui existe aujourd’hui

« Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi », proclame le préambule de la Constitution de 1946. Dans les faits, l’exercice de ce droit est subordonné aux aléas du « marché du travail » qui aboutissent à en priver des millions de nos concitoyen·nes.

Statistiques emploi chômage

Fin 2025, 69,4 % de la population âgée de 15 à 64 ans occupe un emploi en France. Si le taux de chômage au sens du BIT est sur une tendance décroissante depuis une dizaine d’années pour atteindre 7,9 % (fin 2025), certains indicateurs montrent au contraire un accroissement de la précarité.

Par exemple, la diminution de la durée médiane des CDD est inquiétante. En effet, elle est passée de douze à quatre jours entre 2007 et 2025 (Fauvre et al., 2024 ; p. 16 et chiffrage Unédic 2026). Enfin, selon la Dares, en 2024, la part des CDD de moins d’un mois dans le total des CDD arrivés à terme est de 84 %.

Autre phénomène nouveau, en dix ans, la part des demandeur·ses d’emploi déjà en emploi (catégorie B et C de France Travail) dans le total des chômeur·ses a nettement augmenté (+ 5,5 %). Ce phénomène s’explique par l’effet de la dégradation de l’accès à l’assurance chômage : les actif·ves en recherche d’emploi sont plus nombreux·ses à accepter des emplois plus précaires (en contrats courts ou à temps partiel contraint) ou avec une plus faible adéquation entre leur qualification et celle que requiert leur emploi. Ces mauvais appariements entre offre et demande de travail expliquent alors l’accroissement de l’inscription de personnes en emploi insatisfaisant à France Travail. Parmi ces personnes, beaucoup sont à temps partiel, souvent imposés par notre société patriarcale. En effet, en 2024, 26,7 % des femmes salariées étaient à temps partiel . Ainsi, début 2025, sur les 5,7 millions de personnes inscrites au service public de l’emploi (catégorie A, B et C), 2,3 millions exercent une activité réduite (catégories B, C).

Enfin, le statut de microentrepreneur (13,3 % de l’emploi total en 2024) est de plus en plus souvent utilisé à des fins de substitution au statut de salarié·e par les donneurs d’ordre pour s’affranchir de toute responsabilité sociale vis-à-vis de leurs subordonné·es. C’est notamment le cas des travailleurs et travailleuses de plateformes numériques comme Uber ou Deliveroo qui représentent 2 % du total des emplois selon la Dares soit 600 000 personnes en 2024.

Crises et contexte international

Deux crises majeures ont frappé l’économie mondiale au début des années 2020. La première est liée à la crise du Covid-19 et la seconde aux impérialismes, notamment russe et américain. En effet, le capitalisme contemporain implique un nouveau partage des différents territoires du monde piloté par les puissances exportatrices de capitaux.

La crise économique liée au Covid-19 a eu pour conséquence une contraction du PIB inédite (7,6 % en France et de 6,9 % en Europe pour l’année 2020). La situation sanitaire a obligé une très grande part de la population à rester à domicile, ce qui a eu pour conséquence de doubler le recours au télétravail, phénomène qui perdure largement, en particulier chez les cadres. Si les conséquences budgétaires de l’affaiblissement de l’activité ont été compensées par des aides d’État, celles-ci se sont progressivement arrêtées pour dévoiler la destruction réelle et importante du tissu économique.

La crise géopolitique liée à l’invasion de l’Ukraine par la Russie (février 2022) et le début du second mandat de Donald Trump aux États-Unis (janvier 2025) ont redistribué les cartes du commerce mondial. Excepté pour les produits de première nécessité et l’industrie nucléaire, la Russie est largement sous embargo des pays occidentaux. Les droits de douane imposés par l’administration Trump ont également changé la donne des échanges internationaux, favorisant le report des exportations chinoises en Europe et concurrençant de manière déloyale nos entreprises.

Ces deux crises se conjuguent et impactent alors de manière considérable le niveau et la qualité de nos emplois. Les emplois pérennes se font rares et les contrats courts se multiplient, notamment dans les chaînes de sous-traitance de ce qui reste de notre industrie.

Localisation des emplois par les multinationales VS expertise locale des travailleur·ses

Les salarié·es sont contraint·es de subir une politique délibérée de sous-emploi et de précarisation qui les met en concurrence et favorise leur exploitation. Dans la plupart des cas – sinon dans la totalité – les décisions concernant la localisation ou la délocalisation des activités des entreprises, les choix des infrastructures ou des services, leur création ou leur suppression échappent aux salarié·es. Par exemple, lorsqu’une entreprise dépose le bilan, la plupart des projets ­coopératifs de reprise de l’activité par les salarié·es, pour préserver leurs emplois, sont systématiquement rejetés par les tribunaux de commerce à l’instar des cas Valdunes, Vencorex et Novasco. Ces refus nourrissent un sentiment d’impuissance vis-à-vis des stratégies des groupes nationaux ou multinationaux et des pouvoirs économiques et politiques. L’indisponibilité immédiate des fonds, argument systématiquement opposé à ces projets alternatifs, devrait être palliée par des institutions telles que la Banque publique d’investissements, la Caisse des dépôts, des collectivités territoriales, et de l’État dans le cadre du pôle public financier mais aussi par la mise sous contrainte des banques de dépôts. Pourtant, c’est bien au niveau local que se forgent l’appréciation et la recherche des conditions de rentabilité maximale dans un contexte de mondialisation et de généralisation de la concurrence.

Critique de la politique de l’emploi (exonération cotisations sociales, manque de planification)

Tout en exigeant plus de l’État, des collectivités territoriales et des populations pour les accompagner, et en bénéficiant notamment d’exonérations sociofiscales importantes et l’accès à de nouveaux équipements, les entreprises financiarisées veulent être considérées comme « nomades » et sans contrainte. La CGT a révélé, dans un rapport commandé à l’Ires et intitulé : « Un capitalisme sous perfusion » que les entreprises françaises bénéficient de plus de 211 milliards d’euros par an d’aides publiques sans condition.

Ainsi, en matière de politique industrielle, l’État se cantonne à un rôle d’accompagnateur. Celle-ci se résume à la création du Conseil national de l’industrie et de treize comités stratégiques de filières industrielles. Des contrats de filières sont mis en place sans les moyens nécessaires sous la forme de partenariat entre État, régions et entreprises. Mais la planification écologique et la contractualisation des aides publiques ne sont toujours pas à l’ordre du jour…

Contrairement aux affirmations répétées des gouvernements de tous bords, le développement d’une stratégie industrielle de pointe, respectueuse de l’environnement et permettant l’accès à toutes et tous à un emploi qualifié et bien rémunéré, n’est pas la priorité des politiques économiques. Tout au plus cherche‑t‑on à viser un objectif de « plein-emploi » qui, dans la doctrine économique libérale, laisse subsister une proportion « incompressible » de « chômeur·ses », celle-ci ne pouvant être réduite, selon ces mêmes doctrines, que par une déréglementation du marché du travail ! C’est l’acceptation de cette logique qui nourrit l’idéologie de la « flexisécurité ».

Les moyens pour y parvenir

Tous les moyens de l’action publique doivent venir à l’appui des luttes pour l’emploi et pour la reconnaissance des qualifications : cela concerne le service public de l’emploi, la formation initiale et continue (voir fiches n° 7 et 15) , la politique industrielle et de recherche, les politiques de développement des territoires mais aussi le soutien de l’emploi par la politique budgétaire et par une nouvelle sélectivité de la politique monétaire.

Plutôt que de dénoncer sans cesse le « coût du travail » alors que le travail des femmes et des hommes est la source essentielle de la richesse dans l’industrie comme dans l’ensemble des secteurs de l’économie, il faut s’attaquer au coût du capital : dividendes versés aux actionnaires, intérêts perçus par les banques et les possesseur·ses de titres financiers, dépenses excessives liées au coût du foncier et à l’amortissement des biens de production. En revanche, les entreprises qui investissent pour créer des emplois, développer la recherche et la formation des salarié·es doivent y être encouragées par un accès facilité à des crédits bancaires à taux réduits. Y contribuer est l’une des missions essentielles qui devrait être confiée à des fonds pour l’emploi et le développement solidaire des territoires et à un pôle financier public (voir fiches n° 35 et 35a). 

Préserver, reconquérir et développer l’industrie et l’emploi industriel

Il ne peut pas y avoir une politique donnant la priorité à l’emploi pour toutes et tous sans développement de l’appareil productif et de l’emploi industriel. Cela implique une politique industrielle et une réorientation des ressources des entreprises et des institutions financières, et pose la question du contenu des politiques françaises et européennes en matière industrielle.

La relance de notre économie passe, notamment, par une reprise des investissements des entreprises dans l’outil de travail (actuellement à hauteur d’un tiers des ressources disponibles), avec de nouveaux pouvoirs des salarié·es pour faire respecter des critères économiques, sociaux et écologiques : il s’agit de développer la valeur ajoutée industrielle car c’est développer l’emploi et les qualifications, augmenter les salaires, améliorer la recherche et le développement et dynamiser l’investissement productif, plutôt que d’orienter les recettes des entreprises dans une « dérive financière ».

La responsabilité sociale et territoriale de l’entreprise 

Les syndicats doivent pouvoir mieux appréhender leur capacité à intervenir sur l’évolution du territoire et pouvoir agir sur la stratégie de l’entreprise ou des entreprises du bassin d’emploi.

Cela implique un réel pouvoir d’intervention stratégique des représentant·es des salarié·es sur le devenir des sites et des établissements, sur les mutations économiques et sociales à venir impliquant des nouvelles qualifications, des nouvelles productions, des programmes de recherche et développement.

Les entreprises impliquées dans les pôles de compétitivité doivent être engagées sur des résultats positifs en termes d’emploi, de qualification et de développement des capacités productives et de services.

Des comités interentreprises pourront être créés pour que les salarié·es des entreprises sous-traitantes bénéficient des mêmes droits sociaux, d’information et de consultation, en particulier sur les choix stratégiques des entreprises donneuses d’ordre.

La fiscalité locale doit être réformée en vue d’accentuer le lien entre l’entreprise et le territoire où elle se situe, par la transformation de la contribution économique territoriale (qui a remplacé la taxe professionnelle) en un impôt pour l’efficacité économique et sociale, incitant au développement de l’emploi, des qualifications et des salaires.

Rendre effectives les obligations de l’entreprise en matière de reclassement, de formation et de maintien dans l’emploi des salariés. Lutter contre la mise en concurrence des salarié·es : discrimination, précarité, recours abusif aux CDD, à l’intérim, au temps partiel…

Une maîtrise publique et sociale des secteurs stratégiques

Dans un certain nombre de cas, des secteurs, des filières de production doivent entrer ou rester sous le contrôle de la Nation pour en garantir la pérennité, le développement, l’égalité d’accès et assurer l’indépendance du pays. Il en est ainsi, par exemple, de l’énergie, du médicament, de l’eau, de la défense, de la finance et de la communication. C’est dans ce cadre que se situe la revendication de constitution d’un pôle public national de défense, d’un pôle public de transport, d’un pôle public de l’énergie et d’un pôle financier public.

La défense et le soutien de l’emploi font aussi partie des objets essentiels de l’économie sociale et solidaire.

Aides publiques

Les aides publiques doivent répondre aux attentes des salarié·es et de la population, car elles sont financées notamment à partir des impôts. Cela nécessite une mise à plat de l’ensemble des aides, des droits d’intervention pour les salarié·es et leurs représentant·es en amont et en aval dans le processus d’attribution d’aides et une évaluation systématique de ces mesures par :

  • l’instauration de la Commission nationale et des commissions régionales des aides publiques, aux missions étendues. En plus d’un contrôle a posteriori, les commissions doivent intervenir dans la définition des critères d’attribution des aides (secteurs d’activité, territoires) ;
  • la création d’une base de données publique afin d’assurer un recensement exhaustif des aides existantes. La notion d’aide doit englober l’ensemble des fonds publics mis à la disposition des entreprises et l’ensemble des exonérations sociales et fiscales dont bénéficient les entreprises ;
  • une évaluation de l’efficacité de diverses mesures, surtout du point de vue de l’emploi, de la formation et de l’aménagement du territoire ;
  • la transparence dans l’attribution sectorielle et territoriale ainsi que dans l’utilisation des aides ;
  • la publication d’un rapport annuel au niveau national, accompagnée au moins au même rythme, de la publication des rapports régionaux ;
  • en cas de licenciement collectif ou de fermeture de l’entreprise, de non-respect de l’engagement pris pour obtenir ces aides, leur remboursement doit être effectif.

Développer de nouvelles coopérations européennes et internationales

Les relations économiques de la France avec le reste du monde doivent être fondées sur la base de coopérations favorables au développement humain durable partout dans le monde. Cela suppose de rompre avec la logique de mise en concurrence qui est actuellement à l’œuvre tant dans l’Union européenne que dans le reste du monde.

La CGT soutient le plan de la Confédération européenne des syndicats pour investir annuellement 2 % de PIB supplémentaires pendant dix ans afin d’établir une nouvelle base industrielle et de créer des emplois de qualité et des opportunités éducatives.

Cela suppose en particulier que les banques et les banques centrales cessent d’alimenter la croissance incontrôlée des marchés financiers et qu’elles consacrent des financements massifs, à long terme et à faibles taux d’intérêt, aux investissements destinés, sur toute la planète, à renforcer l’emploi et le développement de toutes les capacités humaines. 
 

Sommaire

Fiche 01 - Normes sociales européennes et internationales 

Fiche 01a - Droits des travailleur·ses migrant·es 

Fiche 02 - Droit à la paix, à la sécurité 

Fiche 03 - Égalité d’accès et bénéfice des droits sans discrimination 

Fiche 04 - Égalité entre les femmes et les hommes 

Fiche 05 - Pour le droit à l’emploi pour toutes et tous 

Fiche 05a - économie sociale et solidaire 

Fiche 06 - Nouveau statut du travail salarié Droits individuels et collectifs et transférabilité 

Fiche 07 - Garantie de l’emploi, droit à la sécurité sociale professionnelle 

Fiche 08 - Insertion sociale et professionnelle 

Fiche 09 - droit à l’indemnisation chômage 

Fiche 10 - Droits des salarié·es des entreprises sous-traitantes 

Fiche 11 - Droits des salarié·es saisonnier·es 

Fiche 12 - Droit à un salaire 

Fiche 12a - Un salaire minimum en France et dans chaque pays européen 

Fiche 15 - Droit à l’éducation et à la formation professionnelle 

Fiche 16 - Temps de travail 

Fiche 17 - Droit à la négociation et démocratie sociale 

Fiche 18 - Droit et liberté d’intervention, d’expression du ou de la salarié·e

Fiche 19 - Droit et liberté de se syndiquer 

Fiche 20 - Droit à la représentation collective 

Fiche 21 - Droit à la Sécurité sociale intégrale 

Fiche 22 - Droit à la santé 

Fiche 23 - Droit à la retraite 

Fiche 24 - Droit à une politique familiale solidaire 

Fiche 25a - Droit à la démocratie culturelle 

Fiche 25b - Droit à l’information 

Fiche 25c - droit à la communication 

Fiche 26 - Droit aux vacances 

Fiche 27 - Droit aux pratiques sportives 

Fiche 29 - Droit aux transports 

Fiche 30 - Droit aux services publics 

Fiche 31 - Développement humain durable 

Fiche 32 - Responsabilité sociale des entreprises 

Fiche 33 - Recherche et développement 

Fiche 34 - Droit à la justice fiscale 

Fiche 35 - financement de l’économie 

Fiche 35a - Pôle financier public 

Fiche 36 - Droit à l’énergie

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