Publié le 14 Sep. 2026
Mot d’accueil de l’UD CGT de l’Allier, par Laurent Indrusiak, secrétaire général de l’UD de l’Allier

Mot d’accueil de l’UD CGT de l’Allier

Mesdames, Messieurs,
Chers camarades, chers amis,

C’est un immense honneur et un grand plaisir de vous accueillir ici, dans l’Allier, à l’occasion de cette conférence internationale consacrée aux l’extraction minières et à leurs impacts sociaux, environnementaux, industriels et humains. Je tiens tout d’abord à adresser nos remerciements les plus chaleureux à l’ensemble des participantes et des participants, venus parfois de très loin, pour partager leurs analyses, leurs expériences et leurs combats.

Nous sommes particulièrement fiers d’accueillir des délégations syndicales venues d’Arménie et de Géorgie. Votre présence donne à nos échanges une dimension véritablement internationale, fidèle à l’ADN de la CGT et au principe fondamental de solidarité entre les travailleurs, au-delà des frontières. Je salue également très fraternellement les camarades de la Confédération, les représentants et dirigeants des fédérations de la CGT, les élus locaux présents aujourd’hui, ainsi que l’ensemble des représentants des syndicats de notre département de l’Allier.

Je ne vais pas aujourd’hui faire le guide touristique du département bien que celui-ci ait beaucoup d’atouts, mais pour rappeler que les débats que nous allons avoir sur l’extraction minière, sur la souveraineté industrielle et sur les droits des travailleurs, s’enracinent toujours dans des territoires bien réels, avec leurs forces, leurs contraintes et leurs populations. Ici, dans l’Allier, ces enjeux prennent une résonance toute particulière.

Le département de l’Allier est un territoire rural, avec une faible population, avec un double ancrage agricole et industriel. Ce sont là deux piliers essentiels de son identité. Mais cet équilibre est fragile et notre département connaît, comme bien d’autres, des difficultés sociales importantes, liées notamment aux mutations industrielles, aux fermetures de sites, à la précarisation de l’emploi et à l’éloignement des grands centres de décision.

Pourtant, il est essentiel de rappeler que c’est bien l’industrie qui a largement permis le développement économique et social de l’Allier. Elle a structuré durablement nos territoires, en particulier le bassin de Montluçon, mais aussi ceux de Vichy, de Moulins et de Saint-Pourçain. Derrière les usines, il y a des générations de femmes et d’hommes, de savoir-faire, de luttes sociales, de conquêtes collectives qui ont façonné notre département.

Nous sommes réunis aujourd’hui au centre Athanor, un lieu qui n’est pas neutre symboliquement. Ce centre qui s’est construit par la décision de l’équipe municipale dirigé par Pierre Godlberg, maire communiste de l’époque.

Ce centre s’appelle Athanor, Athanor le creuset dans lequel l’alchimiste fait fondre et couler le métal en fusion, l’outil de transformation par excellence. Impossible de ne pas y voir un écho direct à l’histoire industrielle de ce site, implanté sur l’ancien emplacement des fonderies St-Jacques. Se réunir ici, dans ce lieu chargé de mémoire ouvrière, pour parler d’extraction minière, d’industrie, d’économiques et de leurs conséquences sociales, a donc une portée toute particulière.

Et évoquer ce passé industriel ne peut se faire sans regarder le présent. Nous ne pouvons pas ignorer les luttes actuelles pour la défense de l’industrie dans notre pays, et plus particulièrement ici, sur le bassin de Montluçon. Je veux, à cet instant, rendre un hommage appuyé aux forgerons de Commentry, engagés dans une lutte exemplaire pour la sauvegarde de leurs emplois, de leur outil de travail et de la dignité du travail industriel. Leur combat est aussi le nôtre.

Du local à l’international, de la mine au produit fini, des décisions géopolitiques aux conséquences concrètes sur l’emploi et les conditions de travail, c’est bien toute cette chaîne que cette conférence va permettre d’analyser, de confronter, et, nous l’espérons, d’éclairer.

Pour conclure, je veux à nouveau vous remercier très sincèrement pour votre présence, pour la qualité de vos engagements et pour les débats que vous allez faire vivre tout au long de ces travaux. Je vous souhaite au nom des syndicats CGT de l’Allier, une excellente conférence, des échanges riches, utiles et fraternels.

Très bons travaux à toutes et à tous, et encore bienvenue dans l’Allier.