Conclusions de Laurent Indrusiak :
Arrivés au terme de cette journée de travail, je souhaite, au nom de l’union départementale, exprimer notre entière satisfaction quant à la qualité de nos échanges et au bon déroulement de cette journée.
Nous avons été plus de 160 personnes présentes tout au long de la matinée et de l’après-midi, pour réfléchir ensemble à une réalité qui s’impose aujourd’hui à l’échelle mondiale : l’ouverture de mines. Notre département est directement concerné par ce sujet, notamment en raison du projet de mine de lithium.
Je tiens à dire combien nous nous sentons ce soir plus légers. D’abord parce que nous avons mené à bien cette conférence, qui a demandé un travail considérable, mais également parce que nous avons l’impression que notre Union départementale n’est plus seule à réfléchir, au sein de notre organisation, sur l’ouverture de mines.
Au cours de nos travaux, nous avons identifié de nombreuses fédérations concernées par les emplois liés à l’ouverture d’une mine de lithium, de l’amont à l’aval :
- la Fédération nationale de la mine et de l’énergie, directement concernée par le site d’extraction,
- la Fédération verre et céramique, puisque l’exploitation de la carrière de kaolin se poursuivra et impliquera des salariés travaillant à proximité des activités lithium,
- la Fédération nationale des industries chimiques, notamment pour la conversion et le traitement du lithium,
- la Fédération des cheminots pour le transport par chemin de fer public,
- la Fédération transport, notamment pour le transport routier, indispensable au-delà du ferroviaire,
- la Fédération de la formation professionnelle (FERC), qui sera impliquée dans l’anticipation des formations pour cette nouvelle activité,
- enfin, pour la gestion de l’eau, les syndicats concernés, et donc la Fédération des services publics territoriaux, seront également impliqués.
Je propose que nous donnions rapidement une suite à cette journée en réunissant l’ensemble des acteurs pour identifier tous les emplois liés au projet et construire ensemble un cahier revendicatif ambitieux et exigeant.
Nos travaux d’aujourd’hui mettent également en lumière la dimension globale portée par la CGT sur ce projet. Nous réaffirmons la nécessité de créer un pôle public de l’énergie et de faire de la filière lithium un enjeu national, avec un État stratège. Cela implique de réfléchir à l’utilisation des ressources minières de notre pays pour que leur extraction respecte les normes sociales et environnementales les plus strictes. Il s’agit également d’identifier clairement l’utilisation du lithium après transformation, notamment pour la construction de batteries sur le sol français ou européen, en cohérence avec notre objectif de développer les véhicules électriques individuels et le transport collectif.
D’autres défis restent à relever, notamment la perception que certaines associations environnementales opposées au projet ont du rôle de la CGT. Je tiens à rappeler que ces associations ont été invitées à participer à nos travaux, mais ont refusé, au motif que nous avions invité des représentants d’Imerys et qu’elles souhaitaient intervenir aux tables rondes. Il est important de souligner que la structure organisatrice décide des modalités de ses travaux, mais cela ne doit pas nous empêcher de continuer à réfléchir, échanger et confronter nos points de vue.
En conclusion, je remercie à nouveau toutes et tous pour la qualité de nos échanges et pour votre assiduité. Je souhaite également remercier la Confédération pour la confiance accordée dans la coorganisation de cette journée et la présence des dirigeants de nos fédérations concernées. Enfin, un merci fraternel à nos camarades venus de Géorgie et d’Arménie, dont la contribution a été précieuse pour enrichir notre vision sur ces sujets d’importance.
Merci à toutes et tous.