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Mobilisons-nous pour l'emploi

Publié le 9 fév. 2021
Temps de lecture : 2 min.
Le plan de relance de 100 milliards d'eu­ros sur deux ans, détaillé le 3 septembre par le gouvernement comprend quelque 70 mesures autour de trois priorités affi­chées : la transition écologique, la com­pétitivité des entreprises et la cohésion sociale.

Alors que le produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter aux alentours des 10 % cette année, à cause de l'épidémie de Covid-19 et du confinement décidé au printemps, l'objectif du gouvernement est de retrouver en 2022 le niveau d'activité d'avant la crise.

Ce « plan », énième « resucée » de précédents plans de relance par l'offre est avant tout un plan tout à la faveur des plus grandes entre­ prises sans aucune conditionnalité sociale ou environnementale ni aucun contrôle.

Encore des cadeaux sans contrepartie aux entreprises qui empochent les aides publiques tout en fermant les sites, supprimant des emplois ou encore mettant à mal les conditions de tra­vail ou les rémunérations des salariés.

Der­nier exemple en date, la fermeture brutale de l'usine de pneus Bridgestone de Béthune avec 863 emplois à la clé alors que le groupe a béné­ ficié du CICE, d'aides à l'installation et que les salariés avaient « accepté » un plan de modé­ ration salariale pour le maintien de l'activité.

Le tout n'ayant pour finalité  que de garantir un taux élevé de rentabilité et des dividendes juteux aux actionnaires.

Ce plan de relance est avant tout une opéra­ tion de communication prenant comme alibi le
«  verdissement de l'économie ». Il tente aussi de faire croire qu'il répond à l'exigence de relo­calisation de la production.

Les 100 milliards sont une compilation de mesures en prépa­ ration dans la prochaine loi de finances et de déclarations chiffrées à des horizons parfois loint ains. Jusqu'en 2030 !

Des saupoudrages symboliques (rénovation énergétique, aides à la relocalisation...) limités à chaque fois à quelques centaines de millions d'euros visent à donner l'illusion d'un nouvel engagement présidentiel sans que le cap ne soit en réalité modifié.

« L'ambition » modeste du Premier ministre espérant la création de 160 000 emplois, alors qu'il s'en crée chaque année 100 000 sans prendre de mesures spécifiques dissipe l'écran de fumée de ce plan de non-relance.

Affiche 1er mai 2021
Affiche 1er mai 2021

100 mil­liards sur la table pour 160 000 emplois, cela revient bien cher le financement d'un poste de travail !

Autant d'argent bien plus utile à la création d'emplois publics, au développement des services publics, au renforcement de la par­ ticipation de l'État dans les entreprises en vue de planifier une véritable stratégie industrielle ou encore à l'augmentation des salaires....

Faire autrement, c'est possible et urgent !

La Chapelle Darblay : démarche durable !

« Patriotisme industriel » et «  protection de l’environnement », deux concepts répétés à l’envi par le gouvernement pour justifier les somptueux cadeaux faits aux grandes entreprises : 100 milliards d’exonérations de cotisations et de baisses d’impôts supplémentaires, la possibilité de remettre en cause le temps de travail, les niveaux de salaire… Une politique dont nous connaissons l’efficacité.

Les fonderies du Poitou menacées de fermeture

Suite au désengagement de Renault, la Fonderie du Poitou Fonte (Vienne) cessera définitivement son activité en juin 2021, quarante ans après sa création. 292 emplois seront supprimés. En difficulté pour fournir les volumes commandés par Renault, la fonderie d’alu est aussi menacée. Les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont débuté mercredi 6 janvier.

Vérallia: réinvestir une filière tournée vers l'avenir

Le coronavirus, une opportunité pour tailler dans les effectifs ou pour développer une industrie au service de la transition écologique ? Contrairement au patronat et au gouvernement, la CGT mise sur la seconde solution et s'engage à porter des propositions dans ce sens. C'est dans cet objectif qu'elle a engagé une bataille autour du leader mondial du verre, Vérallia qui vient d'annoncer un plan de suppression d'emploi.

Une hausse des salaires urgente pour la relance

Le mal nommé « plan de relance » repose sans surprise sur la même conception erronée des questions économiques en France. Au lieu de proposer une trajectoire de sortie de crise de long terme, associant planification et condi­tionnalité de la dépense publique, le gouver­nement s'entête dans une voie désormais bien connue, puisqu'elle est l'unique réponse du gouvernement, peu importe le problème : baisser les impôts ou les cotisations sociales. À l'opposé, nous demandons que ces sommes servent directement les salariés et la tran­sition écologique.

Plan de rupture contre plan de relance : 3 questions à la CGT

Trois questions à Fabrice Angei, secrétaire confédéral dans le cadre de l'analyse du plan de relance de 100 milliards présenté par le gouvernement en septembre dernier.

Total : les raffineurs en lutte contre le greenwashing et la casse sociale

Total a annoncé la conversion de son site historique de Grandpuits (Seine-et-Marne) en « plateforme zéro pétrole » dédiée à la production de biocarburant pour l’horizon 2024. Conséquences de cette reconversion : la destruction de 700 emplois. Depuis le 26 septembre 2020, les raffineurs de Grandpuits mènent la lutte contre ce projet.

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