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Les 32 heures

Publié le 3 aoû. 2018
Temps de lecture : 9 min.
Le débat entre travailler moins et travailler plus fausse le vrai débat, car de fait le temps de travail se réduit inexorablement. Les gains de productivité ne cesseront pas d’augmenter : c’est le sens de l’histoire, du développement de l’Humanité et de ses formidables capacités.

Les modalités et la baisse du temps de travail sont imposés par le patronat à des millions de salariés : temps partiel subi, amplitude horaire incompatible avec une vie privée, familiale et personnelle, travail de nuit, du dimanche, contrats précaires, chômage partiel et bien entendu chômage de masse. Étrangement, ce débat est toujours enterré par le patronat, car il implique la question du financement de ces réductions ou modalités du temps de travail imposés aux salariés. Ce sont en effet les salariés et les contribuables qui les financent, et qui en subissent les conséquences. Le risque n’est donc plus supporté par les « entrepreneurs » – en réalité les actionnaires – mais par les salariés, les contribuables et plus généralement les citoyens.

Aborder la question de la réduction légale du temps de travail c’est remettre le débat à sa vraie place : quelle redistribution des gains de productivité et des richesses ?

Nous revendiquons que ces richesses servent à améliorer la vie des salariés, leurs conditions de travail, leurs salaires et leur santé, pour leur permettre de mieux vivre dans et hors de l’entreprise. Cette réduction du temps de travail – inéluctable – doit donc profiter à l’ensemble de la société, et en premier lieu aux salariés. Il nous faut donc repenser en parallèle l’intégralité de nos modes de vies, et bâtir un modèle de société basé sur le progrès social et l'intérêt général.

Nous devons aussi réfléchir sur nos modes de productions, conditionnés par nos modes de consommation et conditionneurs de nos modes d’organisation du travail. Pour répondre à la consommation de masse (en réalité à la course au rendement financier et court-termiste), la société a relégué le travailleur au rang de simple pièce du puzzle (au nom de la baisse des prix, de la compétitivité et de la concurrence). Le même constat peut être fait pour les ressources naturelles et l’environnement en général, eux aussi devenus simples variables d’ajustement de la compétition capitaliste.

Ce modèle est à repenser totalement. L’aborder sous l’angle de la RTT permettrait d’améliorer les conditions de travail des salariés, tout en améliorant la protection de la santé des femmes et des hommes ainsi que celle de l’environnement. Les gains de productivité doivent être affectés en priorité vers la formation tout au long de la vie, les activités associatives, les contributions civiles, le développement personnel et l’accès à la culture : il nous faut mettre en place un nouveau projet de société, qui nécessitera donc un engagement citoyen sur l’ensemble de ces sujets.

Travailler moins, travailler mieux, travailler toutes et tous !

L’Europe et la France sont au bord de la rupture, les politiques d’austérité ont engendré les crises financières et économiques, le chômage massif et la pauvreté : l’Europe compte 24 millions de chômeurs, 85 millions de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté et 60 % des nouveaux emplois créés sont des emplois à temps partiel, précaires en grande majorité. Les nationalismes, le racisme et la xénophobie sont les autres conséquences de ces politiques désastreuses, entrainant les peuples européens à s’opposer entre eux sur fond de repli nationaliste et communautariste… Lire la suite.

Pourquoi défendre les 32 heures ?

La campagne portant une nouvelle réduction légale du temps de travail à 32 heures marque des points dans le débat public et auprès des salariés. La CGT porte des propositions et des arguments forts qui font de la RTT et des 32 heures un des leviers majeurs pour créer massivement de l’emploi, pour réduire les inégalités et la précarité, pour anticiper l’impact sur l’emploi des mutations technologiques en cours et à venir, pour permettre à chacune et chacun de profiter plus du temps hors travail… Lire la suite.

Les Allemands rêvent de travailler 32 heures, voire moins

Cités en exemple par les néolibéraux concernant la durée du temps de travail, les Allemands souhaiteraient cependant travailler moins de 32 heures par semaine, comme le montre un récent sondage paru dans Der Spiegel… Lire la suite.

Les 32h, "un moyen de redistribution des richesses"

Mohammed Oussedik, dirigeant de la CGT, porte des propositions et des arguments forts qui font de la RTT et des 32 heures un des leviers majeurs pour créer massivement de l’emploi, pour réduire les inégalités et la précarité, pour anticiper l’impact sur l’emploi des mutations technologiques en cours et à venir, pour permettre à chacune et chacun de profiter plus du temps hors travail… Lire la suite.

La réduction du temps de travail doit être liée à une réorganisation du travail

Dans un entretien, Nasser Mansouri-Guilani* revient sur la revendication de la CGT concernant la réduction du temps de travail comme élément de progrès social… Lire la suite.

Diminuer le temps de travail pour créer une nouvelle dynamique de progrès social

Six millions de personnes sont exclues du travail pour des raisons économiques, dont la moitié officiellement au chômage (catégorie A). Si la durée légale hebdomadaire du travail est de 35 heures, la durée réelle est de 39 heures. Arithmétiquement, le passage aux 32 heures permettrait donc de créer 4,5 millions d’emplois et de réduire le chômage. Les choses sont plus complexes dans la réalité… Lire la suite.

La réduction de la durée réelle du temps de travail passe par les 32h hebdomadaires

C’est une enquête de la Dares1 qui bizarrement a été peu relayée dans les médias et dans les discours de campagne : pourtant son contenu mérite le détour et éviterait à beaucoup de prétendants à la présidence de raconter un peu n’importe quoi sur la durée légale des 35 heures… Lire la suite.

"Ce que le passage aux 32 heures changerait pour moi"

Orlane, 23 ans, parisienne depuis toujours, est en formation en alternance dans le secteur du graphisme. Fabien, 26 ans, Breton tout nouvellement arrivé dans la capitale, vient de décrocher son premier CDI dans l'édition. Ils nous donnent tous les deux leur vision de ce que leur permettrait le passage aux 32 heures… Lire la suite.

L’histoire de la réduction du temps de travail, c’est aussi celle du temps libre...

Aujourd’hui, la durée annuelle du travail se situe autour de 1 500 heures, alors qu’elle était d’environ 3 000 heures en 1840. Même si ces chiffres sont fragiles et doivent être utilisés avec précaution, il en ressort grosso modo une division par deux de la durée du travail entre 1840 et aujourd’hui. Il y a donc bien un mouvement séculaire de réduction du temps de travail ! Lire la suite.

Les formes nouvelles du travail nécessitent de nouveaux droits

Le télétravail est souvent utilisé pour accompagner la réorganisation ou la délocalisation de sites ou de sièges d’entreprises en Île-de-France ou dans des grandes agglomérations. S’il peut en apparence constituer une solution pour mieux équilibrer la vie privée avec la vie professionnelle, c’est souvent par défaut que les salarié-e-s y consentent, faute de pouvoir accéder à un logement plus proche du lieu de travail ou de pouvoir disposer de conditions de transport acceptables… Lire la suite.

La Suède, le pays des 32 heures

En Suède, de nombreuses entreprises, hôpitaux, maisons de retraite, se sont convertis aux 32 heures… Lire la suite.

Pour un droit à la déconnexion

Si les outils numériques peuvent représenter de vrais atouts pour passer aux 32h, toute médaille a son revers... Jean-Luc Molins, de l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT) vous en dit plus… Lire la suite.

« La qualité de la vie à la retraite dépend étroitement de la qualité de la vie au travail »

La diminution du temps de travail répond à un besoin impérieux en termes d’emplois et est rendue possible par les progrès techniques et scientifiques. - Elle ne doit pas être revendiquée au seul niveau de la durée hebdomadaire, mais aussi à celui de l’ensemble de la durée de carrière. - Elle ne doit pas être envisagée principalement comme un coût, car elle ouvre aussi des possibilités d’amélioration du financement de la protection sociale et notamment de la retraite. - Elle doit s’inscrire dans une perspective évidente mais qu’il faut rappeler : la qualité de la vie à la retraite dépend étroitement de la qualité de la vie au travail… Lire la suite.

Partir plus tôt et en meilleure santé

Partir plus tôt à la retraite pour en profiter plus longtemps et en meilleure santé ? Laisser la place aux jeunes, qui peinent à entrer dans le monde du travail ? N'importe quoi ! Et pourtant ! Lucien Mayen et Marie-Hélène Thomas, retraités tous les deux, témoignent de ce qu'aurait été leur vie, s'ils avaient travaillé 32h… Lire la suite.

Les propositions de la CGT en faveur de la réduction du temps de travail

Alors que certains candidats à la présidentielle commencent à se saisir de la thématique des 32 heures, la CGT rappelle les cinq arguments qui plaident en faveur d'une nouvelle réduction du temps de travail… Lire la suite.

Qui choisit ou subit le temps partiel ?

Le ministère de la Fonction publique a publié en mai 2016 une analyse sur le temps partiel subi et le temps partiel choisi dans la fonction publique et le privé. Il apparait que les femmes subissent plus qu'elles ne choisissent. Le passage aux 32 heures pourrait leur permettre de rétablir une certaine égalité salariale… Lire la suite.

Temps de travail et égalité professionnelle

Premier facteur explicatif des inégalités professionnelles, le temps des femmes est très différent du temps des hommes. Assumant toujours l’essentiel des tâches ménagères, les femmes sont confrontées à des doubles journées, et 30 % d’entre elles sont enfermées dans des emplois à temps partiel, notamment pour les ouvrières et employées. Le résultat : un salaire partiel, une flexibilité et des amplitudes horaires maximum. C’est ce que l’on appelle le « plancher collant »… Lire la suite.

« Avec le passage aux 32 heures, il faudra mettre en place un service de la petite enfance ambitieux »

Passer aux 32 heures, ce serait bon pour les politiques familiales ? Réponse d’Alain Giagomel, administrateur à la CAF de Toulouse et administrateur à la CNAF en tant que chef de file pour la CGT… Lire la suite.

Maitrisez-vous le dossier 32 heures ?

32 heures !   Avez-vous bien suivi la campagne CGT pour les 32 heures ? Testez vos connaissances en 8 questions ! Lire la suite.

Mohammed Oussedik : « les 32 heures répondent au besoin de temps libéré pour s'engager »

Il faut travailler pour vivre et non vivre pour travailler. » Jamais cette citation de l’écrivain-moraliste Bernard Willems-Diriken – dit Romain Guilleaumes – n’aura été aussi vraie que pour notre revendication d’une nouvelle réduction du temps de travail… Lire la suite.

 

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Nos repères CGT

La CGT propose la construction d’une véritable démocratie culturelle.

L’accueil, les soins, l’entretien et l’éducation des enfants représentent une fonction sociale qui engage l’avenir de la société et justifie une politique familiale de haut niveau et la participation des entreprises à son financement. Cette politique familiale doit permettre de soutenir et encourager le travail des femmes quelles que soient leurs responsabilités familiales.