Conquérir la Sécurité sociale du XXIe siècle

Temps de lecture : 1 min.
Publié le 26 jan. 2021
Si la Sécurité sociale reste encore un rempart contre les aléas de la vie, elle a toujours été la cible de nombreuses attaques qui l’ont considérablement affaiblies. Notre système de protection sociale n’est pas pour autant obsolète si l’on se donne l’ambition de la renforcer comme le propose la CGT dans sa campagne pour conquérir la sécurité sociale du XXIe siècle.

Pour sortir de la spirale de réduction des dépenses et en finir avec les exonérations de cotisations, qui affaiblissent l’efficacité du système actuel, la CGT  a lancé une campagne pour reconquérir la sécurité sociale du XXIe siècle.

En partant des enjeux comme le vieillissement de la population ou des transformations du travail, les propositions de la CGT tournent définitivement le dos au chacun pour soi et s’appuient sur la solidarité pour redonner une dimension démocratique au système de gestion de la protection sociale et renforcer son financement.

Les enjeux de la cotisation sociale pour financer la sécurité sociale

Sous la pression du patronat, la part des cotisations sociales dans les recettes de la Sécurité sociale ne cesse de diminuer.

Pour financer la Sécurité sociale et répondre aux besoins, la CGT propose une réforme ambitieuse visant à remettre le travail et l’emploi au cœur du modèle productif de l’économie française.

Comment financer le 100% sécu ?

Des solutions existent pour trouver plusieurs milliards afin de financer les politiques publiques et répondre aux besoins sociaux.

C’est pourquoi la CGT propose une réforme ambitieuse du financement de la Sécurité sociale visant à remettre le travail et l’emploi au cœur du modèle productif de l’économie française. La Sécurité sociale doit rester financée par le salaire socialisé, mais le mode de calcul de la cotisation dite « patronale » doit être profondément réformé. Le mode de calcul des cotisations sociales doit favoriser le développement de la masse salariale et non inciter à la réduction des salaires et du nombre de salariés.

D’où notre revendication d’une « surcotisation » sur les contrats précaires. Il faut mettre en œuvre une logique qui pénalise les investissements financiers au profit d’une logique d’investissements productifs, créateurs d’emplois et améliorant les niveaux de qualification et de rémunération ainsi que les capacités de production. D’où la proposition d’une réelle mise à contribution des revenus financiers des entreprises.

Réorganiser le système de santé

Le système de santé est en train de s’effondrer, et la population comme les professionnels en font les frais comme l’a montré la crise du coronavirus. Il faut remettre ce système à plat autour de deux principes : un service public dont le personnel est salarié sous le statut de la fonction publique hospitalière d’une part, une répartition de l’offre de soins sur le territoire de l’autre. Pour cela, il est nécessaire que l’État joue son rôle en termes de planification et d’aménagement du territoire.

Depuis des années, avec la CGT, nous construisons des propositions : Centres de santé, salariat des médecins, Sécurité sociale intégrale… Les idées taxées hier d’utopiques font aujourd’hui partie du débat politique. Dans les batailles locales, elles permettent de porter des alternatives aux politiques de fermetures, qui se concrétisent parfois. Se saisir de ces batailles permet de marquer des points dans les esprits et dans la réalité.

 

l'enjeu du prix du médicament

La course aux profits des industries pharmaceutiques a mise à mal la sécurité sanitaire et l’indépendance thérapeutique du pays. Avec la crise sanitaire de la covid, la population a pris conscience des conséquences de cette politique.

Pour regagner notre indépendance et la sécurité sanitaire, l’Etat doit s’engager en faveur de la création d’un pôle de santé public intégrant les industries de santé avec une gouvernance démocratique regroupant tous les acteurs, soustrait à toute mainmise des laboratoires privés et de l’assuranciel.

Instituer un droit à l'autonomie pris en charge par la solidarité nationale

Depuis août 2020, une nouvelle branche de la sécurité sociale a été créé pour répondre à la perte d’autonomie. Mais elle ne dispose pas des moyens de ses ambitions. La création de cette 6e branche isole la population concernée par la perte d’autonomie et la prive, de fait, de la solidarité intergénérationnelle.

Pour la CGT, La perte d’autonomie est essentiellement liée à des problèmes de santé et devrait donc être intégrée dans la branche Maladie de la Sécurité sociale qui permet, étant liée aux cotisations sociales, une prise en charge par la solidarité nationale. Pour son financement, la branche Autonomie devrait intégrer l’actuel budget de la CNSA complété de nouvelles recettes.

 

Sur le même thème