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Agissons pour les salaires, les emplois et la justice sociale !

Publié le 20 déc. 2018
Temps de lecture : 19 min.
Des salariés actifs et retraités, des citoyens, expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois, au travers de nombreuses journées d’action et de grèves. Par ses initiatives, sa volonté de rassemblement et d’unité, la CGT est au service des salariés, des citoyens, pour un monde de progrès et de justice sociale. Elle prendra toutes les initiatives dans la période pour permettre à ceux qui luttent de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications.

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Le 14 décembre, mobilisés pour le pouvoir d'achat

Ce vendredi 14 décembre, 170 rassemblements et manifestations ont été organisés dans toute la France. D’autres actions ont été recensées sur tout le territoire. La CGT exige notamment des négociations rapides sur la question des salaires, l’augmentation du Smic, comme a pu le faire l’Espagne en l’augmentant de 22%.

Annonces Macron, beaucoup d'intox !

Emmanuel Macron a annoncé un certain nombres de mesures : SMIC, CSG, défiscalisation des heures supplémentaires, prime de Noël.... Quelle est la part du vrai, la part du faux ? Beaucoup d'intox, peu de gagnants, voir pire... La CGT explique !

La CGT, sans complexe, au service du mouvement social !

Entretien avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Dans cet échange, il revient sur les annonces d'Emmanuel Macron, la stratégie de la CGT, notre démarche unitaire et la convergence des luttes...

Philippe Martinez à #LaMidinale : « Notre responsabilité, c'est de mettre tout le monde en grève »

À la veille de l’acte III des gilets jaunes, et alors que la CGT appelle aussi les citoyen·ne·s à manifester sur le thème de la précarité ce samedi 1er décembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, était l’invité de #LaMidinale.

1er décembre : marche nationale contre le chômage et la précarité

Le 1er décembre 2018, place de la République, le comité national CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires se mobilise notamment pour l'indemnisation de 100% des salariés privés d'emploi, la réduction du temps de travail hebdomadaire avec une première étape a 32h permettant la création de millions d'emplois, la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle garantissant à chaque travailleur un emploi stable et/ou une formation correctement rémunérée, etc. La CGT appelle l'ensemble des travailleurs, retraités et citoyens à se joindre à cette manifestation pour faire entendre leur mécontentement et porter les revendications sur les salaires et les pensions.

Retraites : en France, en Europe et à l’international...

En France, en Europe et à l’international, les réformes des retraites, leurs conséquences et le rapport de force : le point de vue de Bernard Thibault, représentant des travailleurs au conseil d’administration du Bureau International du Travail...

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Pour un Smic à 1 800 €, il est urgent d'agir

Porter immédiatement le Smic à 1 800 € brut par mois (+ 300 €) soit + 20 %, c’est bon pour :

  • les Smicards, qui peinent de plus en plus à finir les mois en raison de l’augmentation des prix, notamment ceux des produits de première nécessité ;
  • l’augmentation de tous les salaires dans la même proportion, pour reconnaître les qualifications, les diplômes et l’expérience professionnelle ;
  • le redressement économique du pays, en permettant un retour de la croissance grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages.

Un choix contre les travailleurs

Le gouvernement et le patronat sont responsables de la situation sociale fortement dégradée dans le pays. Au 1er janvier 2019, le gouvernement a fait le choix d’augmenter le Smic d’1,5 % seulement, soit une vingtaine d’euros, pour le porter à 1 521 € par mois.

Ce refus de revaloriser le salaire minimum – et plus globalement les salaires – est une insulte pour les travailleurs et leurs familles. C’est un moyen utilisé pour empêcher une répartition juste des richesses créées par le travail.

L’heure n’est pas aux tours de passe-passe, aux escroqueries, aux fausses augmentations ou autres combines malhonnêtes dont l’objectif final consiste à ne pas augmenter le Smic et les salaires.

Tout le monde a bien compris que l’augmentation de la prime d’activité est une imposture. Cette augmentation est une anticipation de mesures déjà prises et sera payée par l’impôt, donc par nous tous. Cette prime d’activité va également renforcer les discriminations entre les femmes et les hommes. Ce sont majoritairement les femmes qui sont payées au Smic. En attribuant cette prime en fonction des revenus d’un foyer, cela conforte l’idée que les femmes, notamment, ne peuvent bénéficier de cette aide puisque leur conjoint touche plus.

Le gouvernement français pourrait suivre l’exemple de l’Espagne dont le salaire minimum vient d’être augmenté de 22 %.

Les moyens financiers existent

La rémunération individuelle moyenne des patrons du CAC 40 atteint 5 millions d’euros par an, soit plus de 280 années de Smic. Cette augmentation de 14 % est la plus forte sur les dix dernières années.

Pour les patrons des 120 plus grandes entreprises, la rémunération individuelle moyenne annuelle s’établit à 3,8 millions d’euros pour 2017, soit 214 années de Smic avec une hausse de salaire de 10 %. L’an passé, les entreprises du CAC 40 ont réalisé près de 94 milliards d’euros de profits, soit le même niveau que 2007. Chaque année, les entreprises perçoivent 230 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales et fiscales, sans contrôle ni évaluation, et encore moins remboursement en cas de fermetures ou de licenciements boursiers.

Par exemple, depuis 2013, le CICE s’élève à 100 milliards d’euros. Il est temps d’en finir avec cette gabegie financière et cet assistanat qui servent seulement à remplir les coffres-forts des actionnaires… Comme le dit Emmanuel Macron, il y a vraiment un pognon de dingue dans le pays !

La CGT revendique également :

  • l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • l’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises et les branches ;
  • répartir justement les gains de productivité pour favoriser la croissance et l’emploi.

 Pour aller plus loin :

Toujours mobilisés le 18 décembre

Pour la CGT, les revendications auxquelles il faut répondre, pour « un état d’urgence économique et social », sont : l’augmentation immédiate du Smic à 1 800 euros, l’augmentation généralisée des salaires, des pensions, du point d’indice dans la fonction publique, plus de justice fiscale, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, l’exigence des négociations sur les salaires dans les entreprises, des services publics qui répondent aux besoins, la relance de la politique industrielle.

Les mesures annoncées par Macron ne répondent en rien à l’urgence sociale : plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce ne sont pas quelques euros qui vont leur changer la vie.

Les salariés ne demandent pas l’aumône mais une réelle reconnaissance de leur travail. Les privés d’emploi et les précaires subissent les choix désastreux du patronat.

Une vraie reconnaissance du travail, c’est prendre aussi en compte ceux qui ont travaillés toute leur vie et créés des richesses du fait de leur travail.

Or, l’annulation de l’augmentation de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000 euros de retraite pour l’année 2019, est un simulacre de réponse.

La prime exceptionnelle : elle est au « bon vouloir ». En réalité, beaucoup de salariés n’en verront pas la couleur et, cerise sur le gâteau, les entreprises qui le font déjà bénéficieront d’un effet d’aubaine par une exonération de cotisations sociales compensée financièrement par les salariés.

Macron continue sa politique libérale, ne demande rien au patronat et met en danger la Sécurité sociale en désocialisant les heures supplémentaires.

La France est le pays où les grands patrons ont eu une augmentation de salaire de 10 % en 2017, atteignant en moyenne plus de 3,8 millions d’euros par an.

Sans vouloir, aujourd’hui, revenir sur les 200 milliards d’euros de cadeaux fiscaux donnés au patronat et notamment les grandes entreprises, l’équilibre budgétaire se traduira par la double peine pour les salariés :

  • ils paieront encore plus d’impôts à la place des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires ;

  • la réduction de la dépense publique se traduira par la dégradation des services publics, encore moins présents et aggravant les inégalités territoriales et sociales.

Pour la CGT, l’heure est à la mobilisation pour :

  • l’augmentation des salaires, du point d’indice des fonctionnaires ;

  • pour une indemnisation de tous les chômeurs parce qu’on ne choisit pas d’être licencié ;

  • pour la réduction du temps de travail à 32 heures ;

  • pour l’augmentation des pensions, pour un départ à la retraite à 60 ans à taux plein, son indexation sur les salaires, avec un départ anticipé pour la reconnaissance de la pénibilité ;

  • pour l’égalité salariale, il est inacceptable que les femmes perçoivent 25 % de moins que les hommes ;

  • pour le rétablissement de l’impôt sur la fortune et un impôt progressif.

Après  le 14 décembre, la CGT appelle tous les salariés à poursuivre la mobilisation le 18 décembre.

Télécharger le tract en pdf.

Allocution d'Emmanuel Macron : des raisons supplémentaires de se mobiliser le 14 décembre !

Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont toujours rien compris : le cap libéral et l’austérité sont maintenus. Dans une allocution enregistrée de 13 minutes, le président de la République s’est livré à un véritable exercice d’enfumage ! Une opération de communication alliant menaces, misérabilisme et mea culpa hypocrite, dès les premières minutes de son intervention...

Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont toujours rien compris : le cap libéral et l’austérité sont maintenus.
Dans une allocation enregistrée de 13 minutes, le président de la République s’est livré à un véritable exercice d’enfumage ! Une opération de communication alliant menaces, misérabilisme et mea culpa hypocrite, dès les premières minutes de son intervention. Multiplication de tours de passe-passe ; de vieilles recettes d’un vieux monde qui poursuit une politique d’austérité subie depuis 40 ans. Le président tourne le dos aux revendications légitimes des salariés du privé et du public, des privés d’emplois, des jeunes et des retraités.
Rien pour le point d’indice des fonctionnaires, au contraire de graves menaces sur les services publics.
Rien pour les jeunes qui subissent des violences et une répression inacceptables. L’inégalité d’accès aux études demeure la règle.
Rien sur les salaires et la reconnaissance des qualifications et de l’expérience professionnelle.
Rien sur la justice fiscale et rien sur l’ISF et le CICE.
Rien pour l’augmentation du Smic. Les 100 euros pour les travailleurs payés au smic, sans 1 euros pour l’employeur, ne sont qu’une anticipation de l’augmentation de la prime d’activité, déjà prévue dans le budget du gouvernement.
Rien pour la revalorisation des pensions limitée à 0,3% alors que l’inflation va dépasser les 2% en 2019.
Rien pour les privés d’emplois mais, au contraire, la poursuite de la remise en cause de leur indemnisation.
Rien à payer pour le patronat, une prime de fin d’année au bon vouloir du patronat et défiscalisée ; l’augmentation des salaires compensée par la CSG ; les heures supplémentaires désocialisées.
Cap gardé sur les réformes engagées de l’assurance chômage, les retraites et la réforme de l’État. Les grands épargnés de ce discours sont les actionnaires, le patronat et les plus riches : aucune contribution ne leur est imposée.


Pour la CGT, les revendications auxquelles il faut répondre, pour « Un état d’urgence économique et social », sont : l’augmentation immédiate du Smic, des salaires, des pensions, du point d’indice dans la fonction publique, plus de justice fiscale, le rétablissement de l’ISF, l’exigence des négociations sur les salaires dans les entreprises, des services publics qui répondent aux besoins, la relance de la politique industrielle. Finalement, un discours pour rien pour toutes celles et ceux qui ont du mal à vivre au quotidien.


La CGT appelle à poursuivre les mobilisations et à agir par des grèves dans les entreprises et des manifestations, le 14 décembre, à partir des revendications avec des salariés.

Des frais bancaires flous pour les clients dans le rouge, ça suffit !

Alors qu’il est demandé aux banques de plafonner les frais d’incidents bancaires pour les populations les plus fragiles, ces dernières qui avaient modifié leurs tarifications afin de ponctionner encore plus les clients en difficultés, restent floues. Face à cette situation, la CGT exige de légiférer afin de garantir l’accessibilité bancaire sur tout le territoire, ainsi que l’égalité de traitement quel que soit le revenu.

Après les annonces faites le 10 décembre, le Président de la République a reçu les acteurs du secteur bancaire pour leur demander de s’engager de manière concrète, notamment sur le plafonnement des frais d’incidents bancaires, à 25 euros par mois pour les populations les plus fragiles. En réponse, la fédération des banques françaises (FBF) est restée très floue, répondant que « ce niveau global de plafonnement sera fixé librement par chaque banque, en fonction notamment de ses propres coûts ».

Or, la CGT, l’UNAF (union nationale des associations familiales) et l’INC (institut nationale de la consommation) travaillent depuis 2017 à cette question des frais pour incidents bancaires, qui rapportent aux banques selon l’INC 6,5 milliards annuels (plus que les recettes de l’ISF : 5 milliards en 2016). En l’espèce, un article paru dans le magazine « 60 millions de consommateurs » démontrait que certaines enseignes avaient modifié leurs tarifications afin de ponctionner encore plus les clients en difficulté financière.

Ainsi, la CGT banques et assurances, la CGT Banque de France et l’association de consommateur INDECOSA appellent l’ensemble du mouvement syndical et du mouvement associatif à se rassembler. Il faut porter haut et fort ces exigences en matière de transparence et de plafonnement des frais bancaires pour l’ensemble de la clientèle. Le temps est venu de rééquilibrer la relation banques/clients par la voie législative et non plus sous la forme « d’engagements professionnels ». Le droit fondamental à l’accessibilité bancaire sur tout le territoire, l’égalité de traitement quel que soit le revenu, la gratuité des prestations indispensables à la vie quotidienne, la gratuité des moyens de paiement, sont des réponses aux besoins de toute la population.

Depuis le 17 novembre, notre pays est traversé par un mouvement de colère sociale, dont les revendications rejoignent celles portées par la CGT depuis de longs mois.

Philippe Martinez sur France Culture : "Nous avons demandé une augmentation de tous les salaires"

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, était ce matin l'invité de France Culture, afin de réagir à l'allocution du président de la République faite la veille. Face à un président qui "ne vit pas dans le même monde que la majorité des Français", il a souligné la nécessité d'augmenter "tous les salaires".

Grande journée d'action le 14 décembre sur l'ensemble du territoire

Depuis des décennies, le niveau de vie des salarié-e-s, des privé-e-s d’emplois et retraité-e-s se dégrade. La préoccupation grandissante d’une majorité de la population est simplement de savoir comment boucler les fins de mois. L’écart se creuse de plus en plus entre la majorité de la population et les plus riches pour lesquels le gouvernement a des égards sans limites : suppression de l’ISF, baisse des cotisations sociales et crédits d’impôts (CICE, etc.). La baisse des financements publics, combinée aux privatisations des services publics, accroît la fracture sociale et les inégalités entre les territoires, en laissant de plus en plus de citoyens sans services publics de proximité.

Ce contexte politique qui « tire » toujours sur les plus précaires et les plus fragilisés au profit des plus riches amène une colère grandissante. L’absence de réponses concrètes et immédiates du gouvernement et du patronat, leur refus d’ouvrir de véritables négociations, génèrent une légitime colère dans la population. 

La CGT partage cette colère et porte, encore dans les derniers mois, la nécessité de répondre aux urgences sociales. La violence imposée par le grand patronat et les gouvernements successifs, à travers la précarisation et la paupérisation des salariés et des citoyens de notre pays, n’est ni physique, ni médiatique mais belle et bien présente au quotidien.

Tout l’enjeu pour notre organisation est que cette colère se transforme en un rapport de force conséquent qui permettra d’exiger et d’obtenir de réelles avancées sociales ; une société juste dans laquelle chacun-e a une place dans une vie digne. En méprisant les organisations syndicales et en appelant à la disparition pure et simple des corps intermédiaires, le gouvernement méprise les salariés, les privés d’emplois, les retraités. Des salariés luttent et gagnent sur leurs revendications dans les entreprises, les services publics chaque jour.

Le samedi 1er décembre, journée nationale de lutte contre la précarité et pour l’emploi à l’appel de la CGT et d’associations, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants sur l’ensemble du territoire dont 15 000 à Paris pour exiger l’ouverture immédiate sur la revalorisation du Smic et des minima de branches, l’arrêt du recours massif aux contrats précaires et une meilleure couverture par l’assurance chômage, en lieu et place des baisses programmées.

La CGT exige le retrait du plan d’économies sur les allocations chômage de 10% en 3 ans.
La CGT exige que la réunion de la Commission Nationale de la Négociation Collective du 14 décembre sur le Smic et les minimas de branches soit un véritable rendez-vous de négociations. La CGT adressera un courrier en ce sens au gouvernement qui doit annoncer une augmentation significative du Smic pour le porter à 1800 euros brut, la revalorisation des minima sociaux et des pensions tel que nous le revendiquons.
La CGT appelle à signer la pétition «  Nos besoins doivent être entendus, j’agis ! », pour les salaires, pensions, l’emploi, les retraites et la protection sociale.
La CGT invite l’ensemble des salariés du privé et du public, des privés d’emplois, des retraités, des lycéens, des étudiants à se réunir en assemblées générales, à débattre de cahiers revendicatifs et décider collectivement des modalités d’actions pour préparer les différentes mobilisations nécessaires à l’élévation du rapport de force.  
La CGT  appelle d’ores et déjà à une grande journée d’action le 14 décembre sur l’ensemble du territoire.

Nos besoins doivent être entendus, j'agis !

Aspirer à mieux vivre, s’épanouir dans son travail, et après son travail, sont des aspirations légitimes pour tout salarié, jeune, privé d’emploi et retraité. La garantie de la Sécurité sociale, des retraites et des services publics dépend du niveau des salaires. Il faut redonner toute sa valeur et sa place au Travail ! La France est dans le top 3 du versement des dividendes aux actionnaires. Il est urgent de redistribuer les richesses créées par le travail aux salariés, jeunes, privés d’emploi et retraités. Avec la CGT, agissons pour être écoutés !

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Le gouvernement joue à l’incendiaire social : c’est irresponsable !

La CGT s’indigne et condamne fermement l’attitude du gouvernement qui répond par la seule violence aux légitimes exigences qui s’expriment diversement dans tout le pays.

La jeunesse est victime d’une répression inadmissible visant à juguler l’agglomération des exaspérations. Les lycéens, qui se mobilisent contre le tri social pour l’entrée à l’université, qui veulent des moyens pour l’éducation et avoir le droit d’espérer un avenir de progrès, sont la cible d’une répression violente. La CGT ne peut pas accepter que le pouvoir frappe et tape nos enfants, ceux de la République !

Gouvernements et patronat, qui depuis des années, restent sourds à tout progrès social, qui s’accaparent les richesses que les travailleurs créent, sont responsables de la désespérance qu’ils tentent de faire payer à la jeunesse. La CGT n’a jamais prôné l’action violente. Mais la violence est d’abord sociale, il y a urgence à augmenter le SMIC à 1800 euros, les pensions, les minima sociaux, le dégel du point d’indice. Urgence à instaurer une réelle justice fiscale qui fasse contribuer les plus riches, à développer des politiques publiques de transport et logement qui répondent aux besoins de la population.

Répondre à ces urgences est un préalable qui permettrait d’amorcer une résolution de la crise actuelle. Ce n’est certes pas l’invitation de la Ministre Pénicaud aux organisations syndicales et patronales pour discuter de la méthode et du calendrier des mises en œuvre et décisions (mais lesquelles ?) annoncées par le Premier ministre qui peut nous satisfaire. La CGT se refuse à toute concertation. Elle exige maintenant l’ouverture immédiate de négociations sur l’urgence sociale. Elle confirme son appel aux travailleurs à se réunir et à décider de l’action sur les lieux de travail.

La CGT ne répondra donc pas à cette invitation. Elle ne se laissera pas « récupérer » par le gouvernement qui tente de trouver une unité nationale sous prétexte de risques de violences lors des manifestations et actions à venir. La France championne d’Europe du versement de dividendes aux actionnaires a les moyens de répondre à l’urgence sociale. La CGT est disponible, elle a des propositions concrètes et connues pour que chacun ait un emploi et que les jeunes, les actifs, les retraités vivent mieux dès aujourd’hui.

Hausse des frais d'inscription à l'université : entre ségrégation et sélection

Face à l’explosion annoncée des droits d’inscriptions à l’université pour les étudiant.e.s étranger.e.s extracommunautaires, La CGT revendique le maintien et le développement d’un service public national d’enseignement supérieur et de recherche, laïc, démocratique et émancipateur, gratuit pour toutes et tous.

Après la mise en place de ParcourSup, véritable dispositif de tri sélectif, et de la loi Orientation et réussite des étudiants (Loi ORE, 2018), qui ont évincé les titulaires du baccalauréat les plus fragiles et les plus défavorisé.e.s, la sélection par l’argent vient parfaire le processus d’exclusion qui restreint l’accès aux études supérieures à quelques privilégié.e.s, au détriment du plus grand nombre.

Ainsi, le 19 novembre, le premier ministre annonçait une augmentation de plus de 900% des droits d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s extracommunautaires. Ces réformes, englobées dans un même projet, visent la rentabilisation et la marchandisation de l’accès aux études supérieures. Désormais, ce n’est plus l’Etat qui investit dans la jeunesse pour la former et garantir son avenir, mais la jeunesse elle-même qui doit investir dans des études pour son avenir, quitte à l’hypothéquer.

A terme, l’augmentation sera effective pour toutes et tous. Nous devons refuser l’économie des connaissances et la marchandisation des savoirs !

Quelques heures après cette annonce du premier ministre, la Cour des comptes prônait une augmentation du coût d’accès à l’enseignement supérieur pour toutes et tous.

Mobilisation du 1er décembre : déclaration de la Commission exécutive confédérale CGT

Agissons : urgence, salaires, emplois et justice sociale

Des salariés actifs et retraités, des citoyens expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois et au travers de nombreuses journées d’action et de grèves.

Alors que la France est en 2017 le 5e pays producteur de richesses dans le monde, le chômage, le travail précaire s’accroissent et plongent dans le désarroi de plus en plus de familles, de citoyens. La préoccupation d’une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois. Ça ne peut plus durer. Une société qui n’offre pas de perspectives à ceux qui produisent les richesses par leur travail, ni à la jeunesse pas plus qu’aux retraités, est une société sans avenir.

Le gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales. Pire, le président de la république, ses ministres sont régulièrement méprisants vis-à-vis des citoyens au travers de « petites phrases ». Cette politique lui revient en boomerang en plein visage. La responsabilité du gouvernement est énorme. Le surnom de président des riches est bien justifié. À force de tirer sur la ficelle, les premiers de cordée seront bien seuls au sommet.

Il y a donc urgence à répondre aux attentes sociales comme :

l’augmentation du SMIC à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ; la prise en charge des transports par les employeurs ; une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ; une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

 

Le gouvernement instrumentalise les enjeux environnementaux, alors que rien ne se fera si on ne prend pas en compte le lien unissant cause sociale et cause écologique. Nous refusons cette nouvelle division orchestrée par l’Élysée entre les citoyens qui seraient responsables en matière environnementale et les autres. Nous refusons de mêler nos voix avec ceux, comme le Patronat, qui font volontairement l’amalgame entre taxes et cotisations sociales.

Dans cette période de clair-obscur où peuvent surgir les monstres, la CGT appelle les citoyens à ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes. C’est bien tous ensemble que nous pourrons infléchir la politique du Président des riches. Par ses initiatives, sa volonté de rassemblement et d’unité, la CGT est au service des salariés, des citoyens pour un monde de progrès et de justice sociale. Elle prendra toutes les initiatives dans la période pour permettre à ceux qui luttent de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications.

Le 1er décembre, la CGT appelle tous les citoyens, les salariés actifs et retraités à se joindre aux manifestations des privés d’emploi pour exiger des réponses immédiates et précises de la part du gouvernement et du patronat

Ces revendications sont urgentes et légitimes.

 

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La CGT propose la construction d’une véritable démocratie culturelle.

L’accueil, les soins, l’entretien et l’éducation des enfants représentent une fonction sociale qui engage l’avenir de la société et justifie une politique familiale de haut niveau et la participation des entreprises à son financement. Cette politique familiale doit permettre de soutenir et encourager le travail des femmes quelles que soient leurs responsabilités familiales.