Une journée internationale des droits humains assombrie par des mesures liberticides

Publié le 10 déc 2020
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Alors que le monde est censé célébrer aujourd'hui, jeudi 10 décembre, la journée internationale des droits humains, on ne compte plus les attentes aux droits et libertés fondamentales.

En Inde et au Brésil, des gouvernements fascisants multiplient les actes liberticides et racistes.
En Europe, les dérives inquiètent au plus haut niveau, comme en témoignent les expressions des Nations Unies, du Parlement Européen ou du Conseil de l 'Europe contre la loi sécurité globale en France.
En Belgique, 17 syndicalistes FGTB ont été condamnés le 23 novembre dernier à des peines de 6 mois à un an de prison avec sursis parce qu’ils ont rejoint un blocage routier, un jour de grève nationale. Parmi eux, Thierry Bodson, le secrétaire général de l'organisation, pour délit « d’entrave méchante à la circulation ». Cette décision est une atteinte extrêmement grave au droit de grève et une menace pour tous les mouvements sociaux, pour toute personne qui participe à une mobilisation dans l’espace public. Aujourd'hui, la FGTB organise des arrêts de travail dans les entreprises, partout en Belgique, pour sensibiliser les travailleuses et travailleurs à la situation autour du slogan : « Les syndicalistes qui luttent pour la justice sociale et la solidarité ne sont pas des criminels. La grève est un droit ! » La CGT apporte toute sa solidarité et son soutien à cette initiative.

Montreuil, le 10 décembre 2020