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RETRAITES COMPLÉMENTAIRES Des échanges bien éloignés des attentes de la population

Publié le 31 jan 2019
Temps de lecture : 2 min.
La première séance de négociation tourne court. C'est à qui va perdre le plus de temps pour éviter de se poser les seules questions qui vaillent : quelles décisions pour améliorer le pouvoir d’achat des retraités actuels comme des futurs retraités ? On nous annonce un pilotage « automatique au doigt mouillé », en guise de bilan de l’accord Agirc-Arrco de 2015 non signé par la CGT...

La première séance de négociation tourne court. C'est à qui va perdre le plus de temps pour éviter de se poser les seules questions qui vaillent : quelles décisions pour améliorer le pouvoir d’achat des retraités actuels comme des futurs retraités ?
On nous annonce un pilotage « automatique au doigt mouillé », en guise de bilan de l’accord Agirc-Arrco de 2015 non signé par la CGT. Le bilan de cet accord est pourtant clair : il acte les régressions sociales qui découlent de cet accord.
Cet accord impose un malus de 10% pendant 3 ans ; dont la CGT réclame la suppression sans délai.
La délégation CGT, dans sa déclaration liminaire, a mis en garde le patronat. Celui-ci n’entend manifestement pas les milliers de retraités qui battent le pavé pour exiger la revalorisation de leur pension, au moins dans un premier temps, à hauteur de l’inflation, soit : + 1,7%.
Cette négociation au point mort est d’autant plus inutile que pèse la menace de la future réforme des retraites voulue par le gouvernement.
Cependant, les échanges d’aujourd’hui confirment la volonté de rompre avec toute solidarité entre les générations et de concevoir une retraite sur le mode assurantiel du chacun pour soi.
La CGT combattra toutes les décisions qui concourent à détruire les droits à la retraite complémentaire et appelle les salariés, avec ou sans emploi, et les retraités à se mobiliser le 5 février pour une retraite à la hauteur des besoins.

Montreuil, le 31 janvier 2019