RÉGULARISATION DES TRAVAILLEURS.EUSES SANS-PAPIERS Victoire pour tous les grévistes franciliens !

Publié le 22 nov 2019
Temps de lecture : 2 min.
Les camarades grévistes ont été régularisés, ces deux dernières semaines, dans les Préfectures de Paris, Bobigny et Nanterre. Une nouvelle vie commence pour eux ! Dans l'égalité !

Le 1er octobre 2019, 150 travailleuses, travailleurs sans-papiers (stewards, commis de cuisine, cuisiniers, serveurs, femmes et hommes de ménage, etc.) ont décidé de se lancer dans un mouvement de grève reconductible, coordonné et organisé par la CGT.  Déterminés à se battre pour leur dignité, leurs droits et l’égalité de traitement : « À travail égal, salaire égal ».
Parce que privés d’autorisation de séjour et de travail, ces travailleurs subissaient de multiples discriminations.
Pourtant, ce sont des travailleurs de France ! Ils font partie intégrante de la classe ouvrière de ce pays. Ils cotisent et contribuent au système de solidarité nationale de sécurité sociale.
Des pans entiers de l’économie ne fonctionneraient pas sans eux.
En une semaine de grève, 12 entreprises (KFC, Léon de Bruxelles, Campanile, Sukiyaki, Proman, Job Center, Targett, Polipro, Teamex (UGC), etc.) sur 12 piquets de grève franciliens ont cédé, face à la détermination des grévistes sans-papiers.
Le combat de ces travailleurs, c’est celui de tous les travailleurs.euses, pour de meilleures conditions de travail, contre le dumping social ! Car, régulariser, c’est augmenter les salaires, se battre contre le travail dissimulé, contre la précarisation de chacun : c’est tirer les conditions de travail de tout le monde vers le haut !
Face aux fantasmes sur l’immigration, la CGT réaffirme plus que jamais le principe de réalité, d’égalité, l’unité du salariat et la solidarité entre tous les travailleurs.euses !

Montreuil, le 22 novembre 2019

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