Réforme des retraites, étude d’impact… Incompétence avérée ou mensonge d’État ?

Réforme des retraites, étude d’impact… Incompétence avérée ou mensonge d’État ?

Pour exemple

L’Âge pivot de 64 ans a bien disparu, mais apparaît dans la loi et l’étude « l’âge d’équilibre » à 65 ans et qui pourra augmenter au fil des générations futures. 

L’étude offre également des projections sur le Smic. Celui-ci augmenterait de 53,3 % entre 2025 et 2040. Formidable, sachant qu’il n’a augmenté que de 26,4 % entre 2005 et 2020 (belle promesse ou mensonge, comme l’augmentation des salaires des enseignants ?)… Le gouvernement, qui n’a jamais concédé un coup de pouce au Smic, aurait-il changé d’avis ? 

Montant de la décote : 5 % disent-ils, mais avec leur mode de calcul, un salarié né après 1975, au salaire moyen, percevra 8,5 % de moins s'il part à 64 ans que s'il était parti à 65. C’est 18,8 % s'il part deux ans avant, 30 % trois ans avant et c’est encore pire pour la génération 2003… Vive l’âge d’équilibre !

Dispositif longue carrière : « On ne touche à rien »a promis le gouvernement, si ce n’est de ramener l’âge de départ à 62 ans avec une décote de 5 % par année de départ avant l’âge d’équilibre – la décote s’appliquant à vie bien sûr, ne faisons pas les choses à moitié. 

Le gouvernement impose que la part de PIB consacrée aux retraites n’aille pas au-delà de 14 %. Admettons, si ce n’est qu’elle est ramenée à 12,9 % avec leur formule de calcul – donc une baisse. Sachant que le nombre de retraités augmente, pas besoin d’avoir fait math sup pour en déduire qu’il y aura forcément une baisse des pensions. 

Vous avez dit réforme juste, solidaire et équitable ?

 

Montreuil le 30 janvier 2020.

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