Pour un accueil digne des migrants
Encore une fois des hommes, des femmes et des enfants deviennent des pions pour la négociation de compromis politiques.
Le gouvernement grec, après le gouvernement turc, essaye à son tour d’instrumentaliser la situation.
Pour la CGT, il est insoutenable et inacceptable d'utiliser ainsi des exilés pour obtenir un soutien politique, diplomatique ou militaire.
Les garde-côtes grecs ne respectent absolument pas le principe de non-refoulement des exilés et agissent en utilisant la force, mettant ainsi en péril leur intégrité physique.
Les principes élémentaires des normes internationales ne sont pas respectés.
Il est urgent et nécessaire d'adopter des mesures pour organiser un accueil digne des exilés.
Sur les îles grecques, ce sont près de 36 000 migrants que les autorités accueillent dans des camps dans des conditions indignes, là où seulement 6 200 places sont prévues.
La fermeture des frontières n’a jamais empêché les populations de migrer au péril de leur vie.
La CGT condamne, avec la plus grande fermeté, cette instrumentalisation de la détresse humaine.
La CGT appelle l'Union européenne et le gouvernement français à agir activement dans l'intérêt d'un cessez-le-feu et de la restauration de la paix en Syrie et que tout soit fait afin d’assurer un accueil digne aux migrants.
Montreuil, le 4 mars 2020