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Pour la CGT, la solution passe par le travail !

Publié le 14 jan 2019
Temps de lecture : 2 min.
Alors que la santé au travail devait être le sujet de l’année 2018, que le rapport, rédigé sur cet enjeu, sous la responsabilité de Charlotte Lecocq (députée), est bouclé depuis le mois de juin et connu depuis septembre et tandis que d’autres rapports (Frimat, Dahreville) n’ont pas eu la même attention du gouvernement, ce dernier n’est toujours pas en capacité de lancer les négociations que réclame la plupart des organisations syndicales...

Alors que la santé au travail devait être le sujet de l’année 2018, que le rapport, rédigé sur cet enjeu, sous la responsabilité de Charlotte Lecocq (députée), est bouclé depuis le mois de juin et connu depuis septembre et tandis que d’autres rapports (Frimat, Dahreville) n’ont pas eu la même attention du gouvernement, ce dernier n’est toujours pas en capacité de lancer les négociations que réclame la plupart des organisations syndicales.
Le constat est pourtant édifiant : la santé comme l’engagement au travail ne cesse de se dégrader.
C’est le travail qui est malade : il faut le transformer et ce sont ceux qui le réalisent qui sont le mieux placés pour le faire.
Épanouissement, démocratie, citoyenneté au travail, intégrité physique et mentale, égalité professionnelle sont les éléments déterminants de la santé au travail. Cette citoyenneté – qui reprend des couleurs dans les luttes – doit se développer au travail ; c’est la première des conditions.
Le rapport Lecocq préconise de sortir la médecine du travail des mains du patronat. La CGT propose de la mettre dans les mains d’une sécurité sociale reconquise par les travailleurs et gérée démocratiquement.
Le rapport Lecocq propose un point d’entrée unique pour solliciter ou bénéficier de services de prévention.
Pour la CGT, la construction avec les salariés des organismes concernés (Carsat, médecine du travail, Anact, INRS, OPPBTP) est incontournable, à partir de leur métier, de leur savoir et savoir-faire, dans une complémentarité, au service de tous les travailleurs titulaires comme précaires, salariés comme indépendants.
La situation exige que des négociations s’engagent sur l’ensemble des sujets pointés dans le rapport Lecocq.
La crise sociale, c’est la crise des choix capitalistes. En sortir, c’est permettre de gagner une réelle citoyenneté au travail, comme dans la cité.
Il est urgent d’engager débats et négociations, la CGT y est prête.

Montreuil, le 14 janvier 2019