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NOUVELLE REMISE EN CAUSE DES LIBERTÉS SYNDICALES Le Secrétaire général de la CGT 13 convoqué au commissariat

Publié le 6 mai 2019
Temps de lecture : 2 min.
Après la remise en cause du droit de manifester, la répression et les violences policières de la manifestation parisienne du 1er mai et la mise en garde à vue de nombreux militants, c’est le Secrétaire général de l’Union départemental de la CGT des Bouches-du-Rhône, Olivier Mateu, qui est convoqué au commissariat ce mardi 7 mai. Si nous n’avons pas les motifs précis de cette convocation, il semble qu’elle fasse suite à un dépôt de plainte d’un député LREM...

Après la remise en cause du droit de manifester, la répression et les violences policières de la manifestation parisienne du 1er mai et la mise en garde à vue de nombreux militants, c’est le Secrétaire général de l’Union départemental de la CGT des Bouches-du-Rhône, Olivier Mateu, qui est convoqué au commissariat ce mardi 7 mai.
Si nous n’avons pas les motifs précis de cette convocation, il semble qu’elle fasse suite à un dépôt de plainte d’un député LREM. Ce dernier n’en est pas à un coup d’essai. Il y a quelques semaines, il demandait l’interdiction pure et simple de la CGT. Avant lui, seul le Front national avait osé le faire.
Il y a quelques jours, dans une lettre ouverte au Secrétaire général de la CGT, ce même député accusait la CGT de racisme. C’est une insulte vis-à-vis de notre organisation qui, depuis sa création, lutte contre ce fléau et ce délit comme elle lutte contre toute forme de discriminations.
Aujourd’hui, qui soutient, dans leur lutte, les travailleurs dits sans papiers pour qu’ils bénéficient des mêmes droits que les autres salariés et qu’ils soient régularisés ?
Qui soutient et vient en aide aux migrants pour que cessent les noyades en Méditerranée et la que France les accueillent dignement ?
Nous n’avons pas de leçons à recevoir d’un député de la majorité dont le chef, M. Macron, vient d’évoquer publiquement qu’il fallait retrouver l’art d’être français, renforcer les contrôles aux frontières de l’Union européenne et les expulsions.
Derrière ces accusations mensongères, c’est bien une nouvelle fois l’action syndicale, le droit à manifester, qui sont remis en cause, le droit de s’opposer à une politique économique et sociale menée par Macron et ses députés LREM. C’est aussi vouloir museler toutes propositions alternatives s’appuyant sur un autre partage des richesses. Cette convocation d’un syndicaliste au moment où le président et le gouvernement font mine de redécouvrir le rôle des organisations syndicales, montre de fait, la sincérité de leur propos.
La CGT apporte tout son soutien à Olivier Mateu et à l’ensemble des syndiqués CGT des Bouches-du-Rhône. Elle appelle à poursuivre les mobilisations contre les mesures gouvernementales et pour la justice sociale avec un prochain rendez-vous, le 9 mai.

Montreuil, le 6 mai 2019