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MICHELIN LA ROCHE-SUR-YON : UNE DÉLOCALISATION DÉGUISÉE C’est tout l’avenir du tissu industriel de Michelin en France qui est menacé

Publié le 18 oct 2019
Temps de lecture : 2 min.
L’usine Michelin de La Roche-sur-Yon (Vendée) – dont la fermeture a été annoncée la semaine dernière pour fin 2020 – pourrait cesser de fonctionner « dans quelques mois ». Dans le prolongement de la grève du jeudi 17 octobre, pour dénoncer une décision inique dans un groupe qui génère d’énormes profits, la CGT appelle de nouveau à la grève le 24 octobre.

Les salariés de Michelin sont, aujourd’hui, les victimes annoncées de pratiques déloyales. Michelin ferme une usine, supprime des emplois, brise des familles alors que rien ne le justifie sur le plan économique.
Le chiffre d’affaires de l’entreprise clermontoise est de plus de 22 milliards d’euros ; il a progressé de 0,3% sur le dernier exercice. Aujourd’hui, c’est donc 619 salariés qui risquent de perdre leur emploi dans un groupe qui se porte très bien. Et c’est sans compter les suppressions d’emplois sur d’autres sites du groupe et tous les effets induits sur la chaîne de sous-traitance.
Michelin invoque des « adaptations nécessaires » pour justifier sa décision. Qu’en est-il exactement ?
Quand Michelin décidait de l’ouverture d’une usine de fabrication de pneus en Inde en 2013, outre les questions liées au respect des Droits de l’homme et des droits environnementaux que cela soulevait, la CGT mettait en garde  contre la concurrence que cela risquait de susciter avec les salariés en France. Michelin a toujours nié que sa nouvelle usine indienne aurait un quelconque impact sur l’emploi en France, assurant que sa production serait exclusivement destinée au marché local alors que la configuration économique et juridique du groupe laissait déjà penser que ce ne serait pas le cas : les exonérations fiscales obtenues par Michelin semblaient en effet impliquer une production pour l’exportation ; ce qui semble, à ce jour, se confirmer.
La CGT (au niveau national et au niveau du groupe Michelin lui-même) s’est engagée, dès le début, aux côtés des syndicats Indiens pour s’assurer du respect des normes sociales et environnementales du groupe. Dans une pétition signée par 35 000 personnes, la CGT affirmait : « Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l’économie. » Non seulement cette dernière ruine l’emploi chez nous mais elle détruit souvent, à la racine, les conditions de vie des plus pauvres au Sud.

Montreuil, le 18 octobre 2019

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