comm. de presse
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LGBT-PHOBIE 17 mai : journée mondiale de lutte

Publié le 16 mai 2019
Temps de lecture : 3 min.
Si l’égalité en droits a progressé ces dernières années pour les personnes LGBT, nous assistons aussi à une recrudescence inquiétante des actes violents de LGBTphobies, dans la rue et les lieux publics. Dans le monde du travail, les discriminations restent constantes : injures, harcèlements, mépris affiché, outings forcés, inégalités de traitement ou d’avancement de carrière…

Trop souvent, les directions, les RH et les encadrements restent silencieux face à des cas de harcèlement de salariés par leurs collègues. Parfois, ce sont les encadrements qui refusent des congés parentaux pour des salariés personnes de même sexe en couple ou qui refusent d’accepter l’identité de genre déterminée par les salariés.
La déconstruction systématique du cadre des relations de travail, en France, amoindrit le niveau de protection des salariés. Cela impacte la lutte pour l’égalité des LGBT au travail. La fusion des Instances représentatives du personnel (IRP), notamment des CHSCT, dans le Comité social et économique (CSE), conduit à l’appauvrissement de la négociation collective sur le lieu de travail. La recherche de rentabilité prend le pas sur tous les autres sujets et, notamment, les politiques d’égalité et de prévention des discriminations. Cela conduit à aggraver les situations pour les personnes LGBT poussées à adopter la stratégie d’invisibilité au travail, quitte à renoncer à certains droits.
Actuellement, le gouvernement a mis en discussion parlementaire le projet de loi de transformation de la Fonction Publique prévoyant aussi la fusion des IRP (Comité technique et CHSCT) dans un Comité social d’administration (CSA).
En outre, avec le futur « contrat de projet », le gouvernement précarise l’emploi en détricotant le statut de la Fonction publique.
La disparition des CAP pour émettre un avis sur toutes les mobilités de carrière, tout comme l’augmentation de la part individuelle de rémunération hors grille, vont dans le sens de toujours moins de transparence, en laissant ouvertes toutes les possibilités de discriminations professionnelles.
Aujourd’hui, alors que 44 % des discriminations ont lieu au travail ou à l’embauche, la CGT affirme que tous les employeurs sont tenus de créer des milieux de travail inclusifs, ainsi que :  

  • des mesures favorisant l’inclusion des LGBT au travail ; afin de créer des environnements non-discriminants, garantissant la possibilité de s’exprimer ouvertement sur sa vie privée.
  • de créer des environnements de travail favorisant la visibilité LGBT et permettant aux salariés concernés de faire valoir leurs droits ;
  • dans la traduction de ces mesures, dans les droits et garanties, par le biais de la négociation collective et la conclusion d’accords portant sur : l’égalité des droits et de traitement des salariés LGBT, l’accès aux mêmes déroulements de carrière et mêmes droits pour tous concernant l’équilibre « vie privée, vie professionnelle ».

La CGT appelle à la mobilisation pour l’égalité au travail et dans la vie !

Montreuil, le 16 mai 2019