comm. de presse
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LA PETITE ENFANCE N’EST PAS UNE MARCHANDISE !

Publié le 13 fév 2020
Temps de lecture : 2 min.
Suite à la diffusion du magazine « Pièces à Conviction - Qui va garder mon enfant ? Enquête derrière les murs des crèches privées », le 5 février dernier, sur France 3, la CGT souhaite réagir.

Depuis l’autorisation de financer les gestionnaires du privé lucratif (en 2004), la CGT dénonce et s’oppose à l’implantation et à l’expansion des entreprises de crèches (crèches privées) dans le secteur de la petite enfance.
Aujourd’hui, il manque plus de 230 000 places de crèche dans tout le pays et la « Convention d’Objectif et de Gestion 2018-2022 », signée entre l’État et la Caisse Nationale d’Allocation Familiales (CNAF), ne prévoit que 30 000 nouvelles places faute de vouloir engager des moyens conséquents.
Cela créé un véritable marché à forte rentabilité pour les entreprises de crèches qui sont les principales créatrices de places avec l’aval de plus en plus de collectivités et donc d’argent public.
La recherche de bénéfice pour les actionnaires et la qualité d’accueil ne sont pas compatibles. S’il en fallait une preuve supplémentaire, ce reportage en témoigne malheureusement sans contestation possible !
Il est insupportable de voir des enfants mis en danger au sein d’une structure d’accueil à cause du manque de moyen, de personnel, de matériel et d’une désorganisation structurelle.
Autres conséquences de cette politique du profit : des professionnel.le.s qui craquent et qui endurent des conditions de travail de plus en plus dégradées et à qui l’on demande toujours plus. De plus en plus de professionnel.le.s quittent le secteur de la petite enfance et une réelle pénurie existe aujourd’hui.
Pour la CGT, cette politique familiale qui finance, en connaissance de cause, la maltraitance de ses enfants et des professionnel.le.s doit cesser immédiatement.
C’est dans le cadre d’un accueil organisé, réellement pensé au service des parents et conçu pour le bien-être des enfants, qu’un véritable service public de l’accueil des jeunes enfants devrait se développer et offrir des garanties majeures à tous les acteurs : parents, enfants et professionnels.

Montreuil, le 13 février 2020

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