La CGT s’oppose à l’expulsion de la CGT de la Bourse du Travail d’Arles : Les Bourses du Travail doivent être sanctuarisées !

Publié le 24 Jul. 2026
Temps de lecture : 2 min.
Partout dans le pays les attaques contre la CGT ses militant·es, ses dirigeant·es, s'accumulent : procès, mises en examen, expulsions programmées de ses locaux pour mener son activité de défense des intérêts des salarié·es, retraité·es, privé·ees d’emploi, pour une société où la satisfaction des besoins sociaux prime sur celle des actionnaires et autres directions d'entreprises.

Ce sont 60 Bourses du Travail et maisons de Syndicats qui aujourd’hui sont attaquées frontalement dans tout le pays et près d’un millier de militant·es dont des Secrétaires d’Unions Départementales et la Secrétaire Générale de la CGT.

La récente décision du juge du tribunal administratif actant l’expulsion sans délai de l’Union Locale CGT d’Arles de la Bourse du Travail vient en contradiction avec le contexte national puisqu’une mission gouvernementale est actuellement engagée pour réfléchir à la sécurisation des locaux syndicaux et à la sanctuarisation des Bourses du Travail.

Parallèlement, la CGT et les Organisations Syndicales CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC ont récemment adopté une déclaration commune devant le Haut Conseil de la Solidarité rappelant que la garantie durable de ces lieux est une condition essentielle à l’exercice du dialogue social.

Face à cette situation, des solutions peuvent et doivent être trouvées. Dans ce sens, la CGT a demandé au Ministre du Travail un moratoire immédiat sur ce projet d’expulsion et tous ceux qui pourraient survenir dans les jours et semaines qui viennent.

La sanctuarisation des Bourses du Travail et la sécurisation des locaux et des moyens syndicaux interprofessionnels constituent une exigence démocratique et une condition de l’exercice effectif de la liberté syndicale.

Montreuil, le 24 juillet 2026