La CGT demande une table ronde

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Les mesures de précaution décidées par l’Autorité de Sûreté nucléaire et les décisions ministérielles prises suite aux préconisations du Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité nucléaire, sont justifiées suite au déversement accidentel de matières nucléaires survenu sur le site de la filiale d’Areva, la Socatri.
La CGT considère cependant que cette situation appelle aussi des réponses structurelles. Est en cause la gestion de la Socatri où les défaillances du management et du dialogue social ont très probablement un lien avec la genèse de l’incident. L’analyse de la situation au sein du groupe Areva doit être effectuée en prenant en compte le point de vue des salariés trop longtemps négligé.

Mais, il faut aller au-delà. La filière nucléaire doit être exemplaire du point de vue de la sécurité. Il faut aller au-delà du cas particulier pour voir ce qui peut et doit être amélioré dans l’ensemble du secteur.

Pour la CGT, l’amélioration de la sûreté des installations nucléaires passe par un renforcement conséquent de la transparence, du dialogue social et sociétal et des droits d’intervention des citoyens et des salariés à tous les niveaux.

La CGT est en effet favorable au développement de la filière nucléaire qui a toute sa place pour participer à la réduction des émissions de CO2 et à la lutte contre le réchauffement climatique. Elle a toujours insisté sur le fait que la transparence et la capacité des salariés à intervenir sur l'organisation du travail étaient des conditions essentielles pour assurer un haut niveau de sûreté des installations et garantir l'acceptabilité sociale du nucléaire.

La CGT demande, en conséquence, au Premier Ministre l’organisation d’une large table ronde dans les meilleurs délais sur la situation de la filière nucléaire en termes de sécurité comme en termes d’emploi et de conditions de travail en lien avec la sûreté des installations.

Montreuil, le 18 juillet 2008