La CGT défend les droits des LGBTQI+

Publié le 11 sep 2020
Temps de lecture : 2 min.
En tant qu’organisation syndicale, la CGT œuvre pour qu’au quotidien, sur les lieux de travail, les salariés soient en capacité de se prémunir de toute forme de discrimination liée à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Dans le cadre de cet engagement, elle participera, samedi 12 septembre, à La rentrée des Assoces – le salon des associations LGBTQI+ – à Paris, Halle des Blancs Manteaux.
C’est après une période particulièrement difficile que se déroule cette Rentrée des Assoces. Non seulement la 21ème édition du Printemps des Assoces avait été reportée, en raison du confinement mais, durant la période de confinement, les personnes LGBTQI+ ont été tout particulièrement exposées :  
•    d’une part, les salariés pour lesquels de nouvelles organisations de travail se sont mises en place. Ainsi, des visioconférences professionnelles se sont brusquement introduites à domicile qui ont, de facto, « outé » ou  révélé aux collègues, des éléments de leur vie privée et familiale, etc. ;
•    d’autre part, les jeunes, contraints de se confiner en urgence dans des milieux familiaux hostiles, surexposés à des violences domestiques aggravées. Ainsi, le nombre des appels de détresse des jeunes LGBTQI+ aux associations a explosé. La CGT rappelle son exigence : que les cas signalés de violences contre les personnes LGBTQI+ – via les pharmacies de quartier entre autres – fassent, au même titre que le dispositif contre les violences faites aux femmes, systématiquement l’objet d’un suivi.
La déconstruction systématique du cadre des relations de travail, en France, amoindrit le niveau de protection des salariés et cela impacte la lutte pour l’égalité des personnes LGBTQI+.
La CGT rappelle que l’engagement dans la lutte contre les LGBTQI-phobies, notamment en milieu professionnel, est au cœur de la lutte pour la justice sociale. Le monde du travail demeure un des premiers lieux d’expression des discriminations et notamment des LGBTQI-phobies.
L’égalité au travail doit faire l’objet de négociation collective, afin de permettre, notamment, la sensibilisation des salariés, la formation des dirigeants et encadrants et la mise en place d’environnements de travail inclusifs, pour les personnes LGBTQI+.
Le « monde d’après », inclusif, émancipateur et sans discrimination, nous le voulons, pour toutes et tous, maintenant !

Montreuil, le 11 septembre 2020

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