comm. de presse
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La catastrophe du Rana Plaza ne doit pas recommencer

Publié le 15 mar 2019
Temps de lecture : 2 min.
COMMUNIQUÉ de PRESSE CONFÉDÉRAL et de la FÉDÉRATION CGT TEXTILE, HABILLEMENT, CUIR ET BLANCHISSSERIE

Le 24 avril 2013 s'effondrait le bâtiment du Rana Plaza à Dacca, capitale du Bangladesh, provoquant la mort de 1135 ouvrières de l'industrie textile et 2500 rescapé-e-s dont certains grièvement bléssé-e-s .
Dans cet immeuble, de grandes firmes multinationales de prêt-à-porter  très connues – y faisaient fabriquer leurs produits par des entreprises sous-traitantes.
À l’issue de cette catastrophe, un accord sur la sécurisation des usines au Bangladesh  fut signé le 15 mai 2013 pour une durée de 5 ans dans lequel des grandes entreprises internationales s’engageaient dans un programme contraignant de mise aux normes des usines de leurs fournisseurs.
Dans le cadre de la négociation d’un nouvel accord et alors que des avancées semblaient être prises en compte, le ministre du Commerce du Bangladesh déclara en juin 2018 que l’État se désengageait de la surveillance des usines car « aucun accident ne s’est encore produit après l’incident inattendu du Rana Plaza » ; une décision incompréhensible que vient récemment de confirmer le Ministre alors que seules 174 usines sur les 1620 usines inspectées ont effectué les mesures correctives demandées au titre de l’ancien accord.
Désormais, ces inspections se dérouleront entre propriétaires d’usines excluant les représentants des syndicats du textile, mettant de fait hors du circuit les travailleurs et travailleuses qui sont pourtant les premiers concernés par la sécurité de leur lieu de travail.
La CGT exige que les contrôles de sécurité se fassent conjointement avec les organisations syndicales. Les marques françaises ou les distributeurs présents en France doivent prendre leurs responsabilités en exigeant, eux aussi, que ces contrôles puissent se faire sérieusement et sans laisser de doute sur la valeur du contrôle. La Responsabilité Sociale des Entreprises et la loi sur le devoir de vigilance sur la sécurité et les conditions de travail des salarié-e-s doivent être appliquées.
La CGT exige également que le droit syndical international soit respecté et que la répression syndicale s’arrête. On ne peut continuer de produire ou consommer sachant que les droits des salarié-e-s qui fabriquent les produits sont bafoués et que leur santé ou, même parfois, leur vie sont menacées.

Montreuil, le 15 mars 2019

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