comm. de presse
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FACE À L’INSÉCURITÉ SOCIALE : LES TRAVAILLEUR.EUSE.S SAISONNIERS SE MOBILISENT

Publié le 12 fév 2020
Temps de lecture : 2 min.
Contre la précarité à perpétuité des travailleur.euse.s saisonniers, la CGT a déposé, en accord avec ces derniers, 40 préavis de grève dont les modalités d’actions, à travers tout le pays, seront à l’initiative des salariés des stations de sports d’hiver, le samedi 15 février 2020.

Dans le cadre de la mobilisation menée contre le projet de réforme de la retraite à point, le gouvernement n’a de cesse de vouloir faire croire à l’ensemble du salariat qu’il sera gagnant.
Pour la CGT, les données et les éléments versés au débat chaque jour confortent notre position sur la demande du retrait du projet de réforme ; projet qui ne sera en rien juste et égalitaire.
Les travailleurs saisonniers sont très précarisés par la nature même de leur contrat de travail : salaires bas, pénibilité, difficulté voire impossibilité d’accès à un logement décent ou encore non attribution d’une prime de précarité.
Ajoutant à cette situation déjà fragilisée, le gouvernement, par l’ensemble de ces contre-réformes en matière sociale, va conduire un très grand nombre de ce salariat – dont on parle peu en termes de garanties collectives et d’acquis sociaux – vers encore plus de précarité. Pourtant, il est essentiel aux activités de tourisme et de loisirs.
Avec ce projet de réforme des retraites, la question se pose sur le droit à la retraite pour ce salariat qui n’a déjà pas la durée de cotisations nécessaire. Ces travailleurs précaires percevront donc une pension de misère – puisque, dorénavant, tout comme pour l’indemnisation chômage, les périodes non travaillées seront exclues du calcul de leurs droits.
À cela, s’ajoute la réforme de l’assurance chômage dont ces travailleurs sont les premières victimes. Les saisonniers ont déjà du mal à obtenir des contrats de travail d’une durée suffisante pour ouvrir des droits à l’indemnisation à l’assurance chômage. Avec la dernière réforme de l’assurance chômage, leurs droits à un revenu de remplacement sera réduit voire supprimé.
En outre, le projet de refonte de branches professionnelles risque de remettre en cause, dans un grand nombre de celles-ci, la reconduction systématique des dits contrats, gagnée par le combat contre la première loi travail.

Montreuil, le 12 février 2020

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