comm. de presse
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Délai de carence de la prestation universelle maladie : La honte de la République !

Publié le 7 nov 2019
Temps de lecture : 2 min.
« Inconséquent sur le plan sanitaire et scandaleux sur le plan humanitaire », la mise en place d’un délai de carence de trois mois pour l’accès à des soins aux immigrés arrivés sur le territoire national est sans doute l’un des volets les plus scandaleux et inhumain du projet de loi sur l’immigration que présente aujourd’hui l’exécutif.

Comme l’avait largement laissé entendre le gouvernement, il va fixer un délai de carence de trois mois avant de pouvoir accéder à la protection universelle maladie (Puma). Jusqu’ici, les étrangers arrivant en France pour demander le statut de réfugiés y avaient accès dès le dépôt de leur demande d’asile.

Sous couvert de lutter contre des « stratégies de dévoiement de la procédure d’asile », le gouvernement entend restreindre les droits des demandeurs d’asile dans une visée politique droitière et nauséabonde.


Par cette mesure dont l’inhumanité n’a d’égal que sa démagogie populiste à visée électorales, le gouvernement et la Président de la République chassent sur le terrain idéologique de l’extrême droite.
On ne refuse pas les soins à un malade, quel qu’en soit le motif, quel que soit l’ancienneté de son arrivée sur le territoire, quel que soit son origine ! On le soigne et c’est là tout l’honneur de la France et de notre système solidaire de protection social !


De plus, laisser un demandeur d’asile malade pendant trois mois sans traitement et/ou sans soins, c’est à la fois inhumain, dégradant et dangereux pour la santé publique.
Rien, absolument rien, que ce soit sur le plan financier, sur le plan de la santé publique ou sur le plan des politiques migratoires, ne justifie une telle mesure !


Cette dérive est dangereuse, elle doit cesser immédiatement. La CGT défend le droit à une sécurité sociale et universelle qui ne fait pas de distinction entre les individus et qui surtout ne laisse pas payer le prix politique et humanitaire de décisions électoralistes et démagogiques à des personnes qui, bien souvent, ont fui la répression souvent au péril de leur vie.

Montreuil, le 7 novembre 2019

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