comm. de presse
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CUBA En finir avec le blocus, pas le renforcer !

Publié le 19 avr 2019
Temps de lecture : 2 min.
La CGT s’insurge contre les dernières décisions de l’administration américaine qui consistent à faire appliquer, à compter du 2 mai prochain, le chapitre III de la Loi Helms-Burton de 1996.

Ce chapitre traite de la possibilité, pour les exilés cubains qui estiment avoir été expropriés de leurs terres par la révolution cubaine, d’intenter des actions en justice aux États-Unis. Toute entreprise étrangère installée sur de tels terrains pourrait alors se voir imposer de lourdes sanctions devant les tribunaux américains. Ces nouvelles sanctions s’ajoutant à celles déjà subies par les travailleurs et la population cubaine sont le fruit d’une politique américaine populiste, profondément réactionnaire.
Ce chapitre était jusqu’ici resté lettre morte, de par la volonté des présidents américains successifs de ne pas se mettre en difficulté avec leurs alliés dans le reste du monde. Cela est un nouvel exemple d’internationalisation de la loi américaine sur le reste du monde, après les sanctions imposées depuis l’année dernière aux étrangers en affaire avec l’Iran.
Les États-Unis ne peuvent une nouvelle fois se comporter comme des justiciers sur l’ensemble de la planète et imposer leur propre vision concernant les échanges et les relations au niveau international.
En tant que premier partenaire commercial avec Cuba, l’UE – et la France au premier chef – a immédiatement réagi en jugeant « regrettable » cette décision et en ajoutant qu’elle utiliserait « tous les moyens à sa disposition » pour protéger ses intérêts.
La CGT réaffirme sa détermination à œuvrer de concert avec ses homologues cubains afin de mettre un terme à ce boycott inique qui dure déjà depuis trop longtemps.
Elle adresse sa solidarité pleine et entière aux travailleurs et à la population cubaine, afin qu’il ne soit pas porté atteinte à leurs droits ou à leurs moyens de subsistance.

Montreuil, le 19 avril 2019