comm. de presse
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CONCERTATION AU MINISTÈRE DU TRAVAIL SUR L’IMMIGRATION PROFESSIONNELLE

Publié le 28 nov 2019
Temps de lecture : 2 min.
La CGT refuse de s'inscrire dans une logique de tri sélectif des migrants et dans une concertation qui occulte la réalité sociale et économique du pays !

L'immigration professionnelle, c'est avant tout la réalité de centaines de milliers de travailleurs privés de titres de séjour et de droits, contraints de subir des inégalités de traitement. Ce sont aussi des demandeurs d'asile privés d'autorisation de travailler, des saisonniers agricoles victimes de la traite des êtres humains du fait de leur statut précaire qui les lie exclusivement à un employeur.
Forte de son engagement pour l’égalité des droits, la CGT a, depuis de nombreuses années, mis en lumière cette réalité sociale par de nombreuses grèves dont la dernière le mois dernier, sur plus de 12 sites, en Île-de-France.
Des pans entiers de l’économie française ne fonctionneraient pas sans les travailleurs sans-papiers.
Le gouvernement donne délibérément le pouvoir au patronat d’accompagner ou pas la régularisation de ces salariés, laissant le choix à l’employeur d'établir ou non les documents nécessaires.
Dans sa course derrière le RN et au dumping social, le gouvernement opte pour l’immigration choisie et balaye d’un revers de main les réalités que nous rencontrons quotidiennement. Il décide de maintenir une partie du salariat sans droits et sans titres, dans la clandestinité, la précarité et les discriminations.
Via les quotas, il redonne, une nouvelle fois, la main au patronat en liant le futur migrant à un visa à durée déterminée lié à un contrat à durée déterminée. Il accroit ainsi le lien de subordination exclusif entre l’entreprise et son futur salarié, faisant de lui un travailleur jetable, à la merci de son futur employeur.
La CGT refuse cette logique de précarisation du salariat et de marchandisation de l'humain !    
Elle réaffirme que tous les travailleurs doivent avoir les mêmes droits dans toutes les entreprises. Pour cela, ils doivent pouvoir disposer du droit de séjourner et travailler librement sur le territoire.
La CGT revendique, plus que jamais, la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers, indépendamment du bon vouloir du patronat et sur simple preuve de la relation de travail.

Montreuil, le 28 novembre 2019

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