Chiffres du chômage en juillet

Publié le 26 aoû 2020
Temps de lecture : 2 min.
Pas de baisse globale et le grand retour de la précarité, avant la tempête sur l’emploi

Les chiffres du chômage de Pôle emploi, pour juillet 2020, sont une baisse en trompe-l’œil par rapport au mois précédent, si l’on ne regarde que la catégorie A, celle du chômage total.
En réalité, il y a toujours 560 000 chômeurs inscrits à Pôle Emploi de plus qu’en février, avant le déclenchement de la crise sanitaire, toutes catégories confondues, soit 6,112 millions de personnes privées d’emploi, sans compter le halo du chômage.
Certes, la catégorie A baisse de 4,1% mais les catégories B et C (demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite au cours du mois) explosent à nouveau : c’est l’aggravation de la précarité, notamment pour les jeunes.
De plus, ces chiffres de la première partie de l’été ne prennent pas en compte la multiplication des plans sociaux qui ne se sont pas encore traduits par des licenciements ; pour certains, évités grâce à la lutte des salariés.
Ils ne prennent pas non plus en compte l’arrivée de centaines de milliers de jeunes sortant des études et disponibles pour travailler en septembre.
Comme l’exige la CGT Pôle Emploi, l’accueil doit être renforcé dans toutes les agences, pour l’aide à la recherche d’emploi comme pour l’indemnisation. Cela doit passer par le recrutement immédiat d’agents titulaires en CDI.
La CGT exige du gouvernement une politique de rupture avec les cadeaux aux entreprises, lesquels ne favorisent aucunement les embauches en emploi stable : il est urgent de mettre en place une politique de l’emploi, respectant la valeur du travail, s’appuyant sur les relocalisations, l’investissement dans la transition écologique, la réduction du temps de travail, le contrôle de l’efficacité des aides aux entreprises, notamment aux grands groupes qui servent de confortables dividendes.

Montreuil, le 26 août 2020

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