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CETA Avec le Ceta, la vieille politique est à la manœuvre

Publié le 18 juil 2019
Temps de lecture : 2 min.
Une fois encore, mercredi 17 juillet, le gouvernement Philippe s’est affranchi des règles de la démocratie. Se rendant compte qu’entre les critiques de toutes parts des syndicats dont la CGT, associations environnementales, associations de consommateurs, agriculteurs, citoyens … il n’était pas sûr d’obtenir une majorité parlementaire pour ratifier le Ceta (accord de libre-échange Union européenne / Canada) , il a préféré reporter le vote au mardi 23 juillet.

L’opinion publique risque de mettre en échec un point majeur de la volonté de réforme du président de la République, celle d’offrir les pays européens dont la France aux transnationales.
Alors que le Ceta devait favoriser les populations européennes, tous les experts et études ont mis au jour la réalité.
En application provisoire depuis deux ans en France, le Ceta n’a créé aucun emploi en France. Certes, a priori, il n’en a pas détruit. Mais, toutes les études prospectives évoquent 45 000 emplois détruits dans quelques années (200 000 pour l’Europe). Aucune mesure coercitive empêchant le dumping social n’est prévue dans le Ceta. Dans ce sens, la CGT exige que chaque accord de libre-échange contienne des clauses obligatoires permettant une élévation des normes, salaires et bien-être au travail ainsi que le respect des normes de l’OIT.
Les produits et aditifs interdits en Europe et en France ne pourront être importés. Par contre, les farines animales – particulièrement pour les volailles – sont autorisées aux Canada et aux États-Unis. Le gouvernement français qui affirme que le Canada n’exportera, pour l’Europe, que des produits autorisés détruit la fonction publique et particulièrement les services de Bercy dont dépendent les douanes. Alors qui fera des contrôles en France ?
C’est la disparition pure et simple de la protection des consommateurs et du principe de précaution.
En pleine période où tout un chacun prend conscience de la crise climatique et environnementale, simplifier la circulation, y compris de produits polluants et destructeurs, est un suicide pour la planète et aidera quelques-uns à se remplir les poches déjà bien gonflées.
Toute transnationale se pensant défavorisée par une nouvelle loi française pourra faire condamner la France donc les contribuables à de fortes amendes et détruire un principe démocratique qui veut que le peuple choisit les lois qu’on lui applique !
Pour toutes ces raisons et bien d’autres, la CGT refuse que le gouvernement utilise cette période pour faire des pressions et exercer des menaces sur tous les député-e-s hésitant-e-s.
La CGT dénonce fortement toutes tentatives en ce sens et les considère comme des attaques contre la démocratie !

Montreuil, le 18 juillet 2019

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