Brandt : communiqué des organisations CGT au sujet de l'avenir du groupe et des sites industriels

Publié le 31 déc. 2025
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Le compte n'y est pas ! Brandt vivra avec ses 700 travailleuses·eurs

BRANDT est un des fleurons de l’industrie française. Sa liquidation judiciaire marque l’échec patent des politiques économiques de ces 50 dernières années et rappelle les situations d’ARCELOR MITTAL, VENCOREX et autres 483 plans de suppressions d’emplois recensés par la CGT. 

Malgré ce naufrage économique hors norme et la perte très inquiétante de souveraineté industrielle de la France, Le Président de la République et son gouvernement persistent à nier la réalité des faits, comme en témoignent la dernière prise de parole du Ministre délégué chargé de l’industrie. 

Ce dernier prétend qu’il ne pourrait pas y avoir d’engagement financier plus important de l’Etat au regard de l’instabilité politique actuelle, tandis que 211 milliards d’aides publiques continuent, dans le même temps, à être distribuées aux entreprises sans aucun contrôle ni la moindre contrepartie. 

Si la proposition du groupe THOMSON COMPUTING de ne reprendre que 150 salarié·es est inacceptable en l’état, elle confirme néanmoins que l’histoire centenaire de BRANDT n’est pas finie et qu’il existe des perspectives sérieuses pour l’avenir de l’industrie en France, notamment pour la filière de l’électroménager. 

Pour la CGT, l’ensemble des acteurs concernés doivent prendre leurs responsabilités et l’heure n’est plus aux éléments de langages distillés dans les médias ou aux calculs politiciens en vue de prochaines échéances électorales. 700 salarié·es licencié·es, ce sont 700 familles jetées dans l’incertitude du lendemain, avec toutes les conséquences graves dans les sphères familiales. Il faut donc agir et vite ! 

Il doit être privilégié un projet de reprise industrielle garantissant la pérennité de la marque BRANDT, avec le réemploi des 700 salarié·es licencié·es sur l’ensemble des sites, et avec une proposition de diversification dans la production. 

Comme exprimé à plusieurs reprises, nous demandons expressément à Madame la Préfète de la région Centre Val de Loire d’organiser au plus vite à Orléans une table ronde avec l’ensemble des acteurs concernés par cette situation, en présence du Ministre délégué à l’industrie, ainsi qu’une représentation des salarié·es. Nous réitérons également notre demande à Madame la Préfète, conformément à ses prérogatives, de « mettre sous cloche » les outils industriels dans les deux sites de production afin d’éviter un départ précipité de ce matériel qui, de fait, réduirait à néant toutes perspectives de nouveau projet industriel pour BRANDT et ses 700 salarié·es. 

Quoi qu’il en soit, seules les luttes qui ne sont pas menées sont perdues d’avance. La CGT prendra donc ses responsabilités pour soutenir les 700 salarié·es et réfléchit d’ores et déjà à de nouvelles initiatives revendicatives. 

Fédération CGT Métallurgie, Comité Régional CGT Centre Val de Loire, CGT Loir et Cher, CGT Loiret

Orléans, le 31 décembre 2025