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BORDEAUX : DRAME HUMAIN À LA BOURSE DU TRAVAIL, À BORDEAUX ET DANS SON AGGLOMÉRATION

Publié le 22 juil 2019
Temps de lecture : 3 min.
Nous sommes à l’aube d’une catastrophe humanitaire et nous devons nous mobiliser !

Alors que vendredi le Président de la Métropole prenait l’engament d’ouvrir deux gymnases sur Bordeaux, dont un vendredi, pour accueillir les personnes qui sont à la Bourse du Travail ainsi que ceux qui sont à St-Michel depuis l’évacuation de squats ordonnée par la préfète, en fin de journée, nous étions informés que cela ne serait pas possible à cause de problèmes techniques.
La pression exercée par la préfète sur les élus est tellement importante qu’ils reculent ! Aucun maire aujourd'hui, aucun pouvoir public, ne fait acte de désobéissance face à cette préfète qui met en œuvre, avec beaucoup de zèle, la politique autoritaire gouvernementale ! Elle s’oppose à toute solution d’hébergement d’urgence arguant l’idée que cela va provoquer un appel d’air si une solution de relogement est apportée et fait le choix du placement en centre de rétention administrative !
Or, la majorité de ces personnes est en situation régulière sur notre territoire et, selon la loi, un hébergement doit être fourni par l’État le temps d’examiner les dossiers ; ce qui n’est même pas engagé !
Ce sont près de 2 000 personnes qui sont à la rue. Ce phénomène va s’amplifier puisque la préfecture a décidé d’évacuer de nouveaux squats, notamment à Bègles.
La préfète continue à mentir en déclarant que personne ne dort à la Bourse du Travail et que tout le monde est relogé ! C'est un mensonge d’État !
Ce week-end, de nouvelles familles sont arrivées à la Bourse du Travail, amenées par le 115, dont des femmes enceintes, un bébé d’à peine trois mois et des enfants. Ce sont 13 enfants de moins de 16 ans qui y sont accueillis.
C'est un drame humain et sanitaire qui s’opère, face à l’impuissance des pouvoirs publics !
Ce gouvernement, dans sa chasse aux pauvres, va mettre de plus en plus de personnes à la rue car hormis les demandeurs d’asile, les squats accueillent aussi des travailleurs pauvres qui n’ont d’autre solution que de trouver des lieux de fortune pour dormir.
Le squat n’est certes pas la bonne solution, aussi dans un pays tel que la France qui créé autant de richesse grâce au travail. C’est bien une autre politique du logement qu’il faut !
Avoir un toit est un droit fondamental. La CGT revendique que les logements sociaux soient mis à disposition des plus démunis, que les logements vides soient réquisitionnés.
L’Union départementale CGT de Gironde, avec le soutien de la CGT, appelle tous les syndicats à se mobiliser pour exiger une autre politique de logement, ne pas laisser faire le pouvoir autoritaire de la préfète de la Gironde aux ordres du gouvernement qui continue à casser les droits sociaux, les droits et garanties collectives, la solidarité – avec notamment sa réforme des retraites.
Il nous faut combattre cette chasse aux demandeurs d’asile, aux migrants, menée par ce gouvernement car, enfin, si ces personnes quittent leur pays c’est pour fuir les guerres et /ou la misère provoquées par les politiques capitalistes que mènent, entre autres, la France !
Le drame humain qui se passe à la Bourse du Travail de Bordeaux interpelle nos valeurs fondamentales de solidarité, humanistes, d’égalité et de justice sociale !

Montreuil, le 22 juillet 2019

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