comm. de presse
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BAISSE DES ALLOCATIONS CHÔMAGE La CGT avait alerté, l'UNEDIC confirme

Publié le 1 oct 2019
Temps de lecture : 2 min.
Il y a plus d'un an, le gouvernement a annoncé l'objectif de la réforme de l’assurance chômage : réaliser 3,4 milliards d’économies, de telles économies ne pouvant se faire sans porter une atteinte drastique aux droits des demandeurs d’emploi.

D'emblée, la CGT a dénoncé les effets dévastateurs de cette réforme. Le caractère régressif de ces mesures était évident : hausse du seuil d‘ouverture des droits de 4 à 6 mois, quasi disparition des droits rechargeables, dégressivité des allocations pour les cadres, nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence (avec prise en compte des périodes d’inactivité, réduisant du simple au double l’allocation des travailleurs les plus précaires).
L’étude de l’Unédic, présentée officiellement lors de son bureau du 24 septembre dernier, a confirmé nos craintes et les a même amplifiées : les chiffres annoncés sont encore pires que ceux envisagés depuis un an. En effet, au cours de la première année de mise en œuvre des mesures liées à l’indemnisation, 50 % des allocataires potentiels seront impactés par les règles. 9 % d’entre eux ne pourront pas ouvrir de droits et 16 % verront leur allocation diminuée de 20 % en moyenne. La liste des perdants est longue : 1,3 million de perdants, en majorité des jeunes. Ces centaines de milliers de perdants se verront verser, au mieux, les minimas sociaux, au pire rien du tout, ceux-ci étant inaccessibles aux moins de 25 ans.
Alors que notre système de sécurité sociale est en crise, comme le montrent les grèves dans les services d’urgence, alors que les Français se sont opposés, dans la rue, à la destruction de notre système de retraite, cette réforme de l’assurance chômage constitue une nouvelle attaque contre nos systèmes de solidarité.
La CGT ne peut accepter cette politique de destruction systématique de nos conquis sociaux et de culpabilisation des plus précaires. Nous contestons cette réforme en justice mais nous devons impérativement intensifier la contestation en informant les principaux concernés, les chômeurs et toutes celles et ceux qui pourraient, un jour, se trouver en situation de précarité, en distribuant des tracts, en diffusant des pétitions, en appelant à toute forme d’action proposée par nos organisations.

Montreuil, le 1er octobre 2019

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