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ASSURANCE CHÔMAGE Faisons annuler la baisse programmée des droits des chômeurs

Publié le 7 déc 2018
Temps de lecture : 2 min.
Compte tenu du mouvement social, plusieurs organisations syndicales ont demandé l’annulation de la séance de négociation sur l’assurance chômage prévue le 11 décembre prochain. Rappelons que la réouverture de la négociation a été imposée par surprise en septembre dernier par le gouvernement avec une nouveauté introduite par la loi : une lettre de cadrage qui flèche les thèmes de négociation et, surtout, des économies folles sur le dos des chômeurs, du moins les 43% qui arrivent à être indemnisés...

Compte tenu du mouvement social, plusieurs organisations syndicales ont demandé l’annulation de la séance de négociation sur l’assurance chômage prévue le 11 décembre prochain.
Rappelons que la réouverture de la négociation a été imposée par surprise en septembre dernier par le gouvernement avec une nouveauté introduite par la loi : une lettre de cadrage qui flèche les thèmes de négociation et, surtout, des économies folles sur le dos des chômeurs, du moins les 43% qui arrivent à être indemnisés.
Macron et son gouvernement ont donc exigé par cette lettre de cadrage 1,3 milliard d’euros de baisse de droits, soit 3,9 milliards sur 3 ans.
À la dernière réunion, le patronat s’était montré fort zélé pour appliquer ces baisses : suppression des plus petites allocations pour 100 000 à 200 000 personnes, baisse drastique  de 3 à 30% pour 2,2 millions d’autres ! Les jeunes, les femmes, les seniors, les cadres, toutes et tous seraient touchés en commençant par les plus précaires.
Les manifestations de la CGT et des associations de chômeurs du 1er décembre contre le chômage et la précarité, comme le contexte des mobilisations gilets jaunes, ont montré l’urgence sociale : la majorité des manifestants réclame des mesures contre la précarité, le chômage et pour le niveau de revenu des salariés et des retraités.
Pour la CGT, le report de la réunion du 11 décembre ne suffit pas !
Nous voulons un retrait total de la lettre de cadrage que nous avions déchirée le 9 novembre dernier.
Il n’est pas question de différer la baisse des droits des chômeurs : il faut l’annuler !
La CGT réclame la tenue d’une négociation sans contrainte budgétaire et sous le contrôle des premiers concernés : obtenons de nouveaux droits pour les personnes privées d’emploi, à commencer par le droit au travail !

Montreuil, le 7 décembre 2018