Casse de l’assurance chômage, l’insécurité généralisée !

Temps de lecture : 1 min.
Publié le 30 avr. 2024
Depuis 2017, l’assurance chômage a été réformée à trois reprises. Une nouvelle réforme est annoncée. À travers ces attaques répétées, c’est le droit de toutes et tous à vivre et travailler dignement qui est remis en cause.
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Visuel France Travail

Le gouvernement tape dans les poches des pauvres pour ne pas augmenter les impôts de ses amis milliardaires ou taxer les dividendes d’entreprises qui font des bénéfices mais détruisent l’emploi.

La CGT dénonce une attaque contre les droits au chômage et contre celles et ceux qui n’ont que leur travail, leurs qualifications et leur salaire pour vivre.

Pas de nouvelles baisses de droits au chômage ! Assez de cet acharnement !

 

 

Le 24 mai la CGT appelle à interpeller les élus pour exprimer son refus de cette dégradation dangereuse et injuste de l’assurance chômage et de nos droits acquis par notre travail et nos cotisations.

En chiffres...

  • À 55 ans, 1 personne sur 2 a connu le chômage

     

  • 22 % des chômeurs mettent plus d’un an à retrouver du travail, et même 20 % pour les cadres

     

  • 7 décrets ont baissé drastiquement les règles de l'assurance chômage depuis 2018

     

  • 6 millions de personnes sont inscrites à France Travail, sans compter la majeure partie des allocataires du RSA

     

  • Au moins 43 millions de personnes sont passées par l’ancien Pôle Emploi depuis 20 ans

     

    Et...

2
inscrits sur 3 à France Travail ne perçoivent aucune allocation
40
% des indemnisés sont en dessous du seuil de pauvreté

Une attaque contre le travail

On entend dire que les entreprises « peinent à recruter », parce que 300 000 offres seraient non pourvues… en réalité :

  1. Ces 300 000 offres représentent 5 % des inscrits
  2. De nombreuses offres sont de très mauvaise qualité
  3. La plupart de ces emplois finissent par être pourvus, le temps de trouver les personnes qualifiées correspondant aux postes.

Quant au renforcement des contrôles, il ne vise pas les fraudeurs - qui ne représentent que 0,4 % des allocataires - mais bien à exclure des statistiques celles et ceux dont on juge les recherches « insuffisantes ». C’est déjà le cas pour 18 % des personnes, généralement éloignées de l’emploi depuis longtemps, non indemnisées, et découragées. 

Un plein… d’emplois précaires  

Le gouvernement dit avoir créé 2 millions d’emplois mais ne donne aucune indication sur la nature de ces emplois (CDI ? temps pleins / temps partiels ? mini jobs d’une heure, d’un jour, d’une semaine ou d’un mois ?).

Ce gouvernement est incapable de créer des emplois parce qu’il les détruit en masse dans les services publics, n’anticipe pas la transition écologique et essaye de pourvoir des emplois souvent très courts et très dégradés.

Il n’y a pas de créations d’emploi, pas de « plein emploi » mais un trop plein d’emplois précaires qui forcent à accepter n’importe quoi pour survivre.

Une attaque contre les salaires

Sous la menace du chômage, des milliers de travailleuses et travailleurs ne peuvent revendiquer ni de CDI, ni de salaires reconnaissant leur qualification et encore moins des augmentations de salaires.

C’est aussi bien le cas dans le privé, par exemple pour des centaines de milliers d’intérimaires, que dans le public : dans les universités publiques, le nombre de vacataires dépasse celui des titulaires !

Il s’agit de copier la structuration de l’emploi de l’Allemagne, du Royaume-Uni, où les taux de pauvreté qui ont explosé, aussi bien chez les jeunes que chez les travailleurs âgés.

Après la réforme des retraites, l’obsession « budgétaire »

Après avoir révélé un déficit public plus important que prévu, le Premier ministre prône une nouvelle baisse des droits au chômage.

En 2023, ce Gouvernement expliquait qu’il fallait baisser les droits parce que le taux de chômage baissait mais certaines personnes restaient durablement éloignées de l’emploi.

En 2024, ce Gouvernement explique qu’il faut baisser les droits parce que le taux de chômage augmente.

Qui est perdant ? Toujours les mêmes. 

Les plus impactés seraient les « seniors » qu’on met sur la touche et qui vont subir la triple peine du chômage, de la baisse d’indemnisation et du recul de l’âge de la retraite.

Des mensonges en série

Gabriel Attal annonce notamment :

  • indemnisation réduite de 12 mois ➡️ vise les salarié·es plus âgés ayant perdu un CDI

     

  • durcissement du seuil d’accès ➡️ vise les jeunes confrontés à l’enchainement de contrats courts


Le passage par le chômage, c’est une possibilité, voire une certitude très concrète pour des millions d’entre nous : jeunes à la sortie des études courtes ou longues, licenciés économiques, au moment où les défaillances d’entreprises repartent à la hausse, où les délocalisations se poursuivent.

Chantage au chômage et précarité : deux faces de la même pièce

On culpabilise les personnes sans emploi comme s’ils préféraient ne pas travailler et manquaient d’incitation à le faire. La réalité est toute autre.

Yoann

 

 

 

Le chômage et la précarité, c’est Yoann qui enchaîne les petits boulots comme livreur à vélo ou en intérim dans les entrepôts des plateformes de vente par internet.

Julie étudiante Master

 

 

La galère, c’est Julie qui mettra neuf ans à obtenir son premier CDI à la fin de son master.

 

 

Véronique informaticienne

 

 

 

 

Le stress, c’est pour Véronique, informaticienne qui met plus d’un an à retrouver du travail à 53 ans, et doit accepter une baisse de salaire.

 

Alain

 

 

 

La réalité, c’est Alain, licencié à 58 ans après presque 32 ans de boîte, qui n’a pas fait la jonction entre ses droits au chômage et la retraite après plus de 400 recherches. 

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