Fiche 51 - Le mythe des emplois vacants

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 1 Aoû. 2025
Il n’y a pas du travail pour tout le monde…
Il n’y a pas du travail pour tout le monde…
Source: Dares, « les emplois vacants ».

Des emplois vacants peu nombreux…

La droite et le patronat ont leur marronnier pour éviter de s’exprimer sur la remontée du chômage consécutive aux politiques austéritaires qu’ils promeuvent: les emplois vacants! Pour eux le chômage tient à la volonté des demandeur·ses d’emploi – la preuve: il existe des emplois inoccupés.

Les emplois dits « vacants » sont des postes libres, nouvellement créés, inoccupés ou sur le point de se libérer, pour lesquels des démarches actives sont entreprises pour trouver un·e candidat·e convenable. 

S’il est vrai que le taux d’emplois vacants est sur une tendance haussière depuis la fin des années 2010, il reste que leur nombre est plus de dix fois inférieur au nombre de personnes en recherche d’emploi. En effet au dernier trimestre 2024, sur les catégories A, B et C, le nombre de privé·es d’emploi était de 5495100, alors que le nombre d’emplois vacants était de 480000. Même si les emplois vacants étaient tous pourvus, le chômage serait tout de même massif. 

… et de mauvaise qualité

Une analyse qualitative de ces emplois libres montre que ce sont principalement des emplois dans des petites structures (moins de 9 salarié·es) et dans des secteurs où la pénibilité du travail est réputée importante – comme la construction et l’hôtellerie-restauration. Enfin, la publication trimestrielle de la Dares relative aux emplois vacants ne précise ni le statut d’emploi, ni le type de contrat des emplois vacants concernés. Le recrutement souhaité peut donc correspondre à un contrat à durée indéterminée (CDI), un contrat à durée déterminée (CDD), ou à un emploi saisonnier, même de très courte durée.

Le patronat omet bien de dire que ces emplois libres sont finalement peu nombreux au regard de la population au chômage, possiblement pénibles, de très courte durée, et ne peuvent donc être des solutions durables pour les privé·es d’emploi.

Précisons enfin que ces emplois vacants le sont à un instant « t » et ne le sont plus à terme. En effet, soit ils ne sont plus ouverts faute de candidat·es, soit parce qu'au contraire ils deviennent pourvus. En définitive, cette statistique est une photographie qui ne reflète pas les dynamiques économiques du marché de l'emploi.

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