Fiche 37 - La redistribution par l'intermédiaire de la protection sociale permet de faire baisser la pauvreté de plus de 30 %

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 1 Aoû. 2025
Taux de pauvreté à 60 % du niveau médian avant et après redistribution
Taux de pauvreté à 60 % du niveau médian avant et après redistribution
Source: Insee-DGFiP-Cnaf_Cnav-CCMSA, enquête « Revenus fiscaux et sociaux (ERFS) », 2012-2021.

Note de lecture: En 2021, 21,4 % de la population percevait moins de 60 % du revenu médian avant redistribution, contre 14,5 % de la population après redistribution.

 

« On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux, les gens sont quand même pauvres »

Emmanuel Macron, juin 2018

Si l’on ne peut pas se satisfaire d’un taux de pauvreté qui se maintient au-dessus de 14 %, la redistribution permet tout de même de faire baisser ce taux de plus de 30 %. Elle permet de corriger les inégalités de revenus et de conditions de vie. Elle garantit un accès plus équitable aux soins et aux prestations sociales.

En soutenant les populations vulnérables (privé·es d’emploi, personnes en situation de handicap, familles monoparentales…), elle limite de fait la précarité. En 2021, le taux de pauvreté est passé de 21,4 % à 14,5 % après redistribution. L’intensité [1] de la pauvreté est réduite de près de 20 %. Pour les moins de 20 ans, la redistribution permet même de réduire la pauvreté de 36 % et elle toucherait plus de 60 % des familles monoparentales avec 2 enfants sans cette redistribution.

Les inégalités primaires, le principal problème

Le cœur du problème ne tient pas à la redistribution, étant donné que celle-ci permet de limiter les inégalités de manière importante. Sans elle, un·e français·e sur cinq serait pauvre.

Ce sont les inégalités primaires, c’est-à-dire les inégalités avant redistribution, qui ne cessent d’augmenter et sont le véritable problème. La véritable fracture sociale se trouve dans la faiblesse des salaires et la smicardisation croissante d’une part importante des travailleur·ses. Tant que les rémunérations resteront aussi basses, aucune politique de redistribution ne pourra corriger ces inégalités profondes.

Plutôt que de compenser la précarité à coups de mesures correctives, il est urgent d’agir à la source : revaloriser les salaires pour garantir à chacun·e un revenu digne.

 


[1]. L’intensité de la pauvreté mesure l’écart entre le niveau de vie médian des plus pauvres et le seuil de pauvreté; plus le revenu des plus pauvres diminue, plus la pauvreté s’intensifie.

 

Parcourir le reste du baromètre économique de la CGT ↓

Chapitre I – Éléments macroéconomiques
Chapitre II – Salaires, inflation et inégalités
Chapitre III – Sécurité sociale et santé
Chapitre IV – Travail et emploi
Chapitre V – Environnement

 

Industrie

Industrie : 483 recensés, soit 107 562 emplois menacés ou supprimés

Près de dix-huit mois après l’alerte qu’elle a lancé sur l’industrie, la CGT a présenté la mise à jour de sa liste des plans de suppressions d’emplois en France – et le bilan s’alourdit de jour en jour.

 

En savoir plus

Sur le même thème

Document

manif 15 fev

Lire la suite
Actualité

1. Les scénarios régressifs du Medef

Lire la suite
Actualité

2. Pour financer durablement les régimes, la CGT propose

Lire la suite