Fiche 17 - Crise inflationniste : un effondrement du niveau de vie des travailleur·ses

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 1 Aoû. 2025
Évolution du salaire horaire de base des ouvrier·es et des employé·es et du salaire mensuel de base déflatés par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) entre le deuxième trimestre 2020 et le quatrième trimestre 2024 (base 100 au deuxième trimestre 2020)
Évolution du salaire horaire de base des ouvrier·es et des employé·es et du salaire mensuel de base déflatés par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) entre le deuxième trimestre 2020 et le quatrième trimestre 2024 (base 100 au deuxième trimestre 2020)
Source: Insee, Dares.

Note de lecture: Au quatrième trimestre 2024, le pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvrier·es et employé·es (SHBOE) et du salaire mensuel de base (SMB) étaient respectivement 3,3 % et 4,1 % en dessous de leur niveau du deuxième trimestre 2020 (voir le glossaire pour les définitions).

Les pertes récentes de pouvoir d’achat ont ramené les travailleur·ses onze ans en arrière!

Depuis le début de la crise inflationniste à l’été 2021, les pertes de pouvoir d’achat se sont accumulées pour les salarié·es. Même si l’inflation ralentit, les prix continuent d’augmenter et ils le font à partir d’un niveau qui est désormais plus élevé. 

Sur les quatre dernières années, les travailleur·ses ont perdu près de 4 points de pouvoir d’achat. Concrètement, pour un·e travailleur·se rémunéré·e au salaire brut médian, cette perte de 4 points depuis 2020 se traduit par une perte, en 2024, de près de 110 euros de pouvoir d’achat par mois, soit 1 320 euros par an !

Une autre façon de se représenter l’ampleur de ces pertes est de se demander combien de temps en arrière elles nous ramènent en termes de pouvoir d’achat. À partir des données de la Dares et de l’Insee, nous trouvons qu’en décembre 2024, le pouvoir d’achat du salaire mensuel de base était revenu à son niveau de décembre 2013 !

Des pertes qui risquent d’être durables

En reprenant les prévisions macroéconomiques de la Banque de France sur l’inflation, nous avons calculé que les salaires devaient augmenter d’au moins 4,5 % en 2024 et en 2025 pour rattraper les pertes de pouvoir d’achat subies depuis le début de la crise inflationniste. On est alors (très) loin des politiques salariales qui viennent d'être négociées: en moyenne 2,3 % d'augmentation (contre 3,5 % en 2024).

Parcourir le reste du baromètre économique de la CGT ↓

Chapitre I – Éléments macroéconomiques
Chapitre II – Salaires, inflation et inégalités
Chapitre III – Sécurité sociale et santé
Chapitre IV – Travail et emploi
Chapitre V – Environnement

 

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