Fiche 11 - Des cadeaux fiscaux financés par le déficit et la dette publique

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 1 Aoû. 2025
Dette et déficit publics au sens de Maastricht (en % du PIB)
Dette et déficit publics au sens de Maastricht (en % du PIB)
Source: Insee, « Comptes de la nation » (2024).

Note de lecture: En 2024, le déficit public s’est élevé à 5,8% du PIB et la dette publique à 113,2% du PIB.

Comment comprendre la hausse de la dette et du déficit publics?

Le déficit public et la dette publique ont augmenté massivement pendant la crise sanitaire. En effet, on a assisté en même temps à une chute des rentrées fiscales et à une hausse des dépenses publiques. L’État et la sécurité sociale ont pleinement joué leur rôle de stabilisateurs de l’économie et ont empêché une crise potentiellement plus profonde et plus durable … du moins pour l’instant. Pendant la crise inflationniste, l’État est également intervenu à travers la mise en place d’un bouclier tarifaire ou par la distribution de chèques-énergie. 

Mais le creusement du déficit et de la dette publique s’explique en bonne partie par les baisses d’impôts massives accordées aux entreprises et aux ménages les plus riches depuis le premier quinquennat Macron en 2017, pour un montant de près de 53 milliards d’euros par an ! Le développement des exonérations de cotisations sociales et la réorientation d’une partie des recettes de la TVA vers la compensation de ces exonérations a aussi nettement contribué à ce phénomène. 

Selon un rapport d’Attac, de l’Observatoire de la justice fiscale et du Comité pour l’Annulation des Dettes Illégitimes, si la législation fiscale était restée la même depuis 2017, la dette publique serait de 2795,04 milliards d’euros en 2023, soit 99% du PIB au lieu de 109,9% du PIB !

Le risque d’un cercle vicieux austéritaire

Le gouvernement, le patronat et les économistes libéraux appellent désormais à réduire la dépense publique pour désendetter l’économie, en d’autres termes à casser de façon toujours plus importante les services publics et la protection sociale pour financer ces cadeaux fiscaux. Mais ce choix de réduire le déficit par la dépense publique est irresponsable car il renforce les risques récessifs sur la croissance économique et l’emploi à travers ce que les économistes appellent « l’effet multiplicateur ».

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Chapitre II – Salaires, inflation et inégalités
Chapitre III – Sécurité sociale et santé
Chapitre IV – Travail et emploi
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