Fiche 07 - La Banque centrale européenne (BCE) au service du capital

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 1 Aoû. 2025
Taux de la facilité de dépôt, de la facilité de prêt marginal et des opérations principales de refinancement
Taux de la facilité de dépôt, de la facilité de prêt marginal et des opérations principales de refinancement
Source: Banque centrale européenne (2025).

 

Une décennie de baisse des taux directeurs

Les banques centrales jouent un rôle clé dans l’économie : elles fixent les taux directeurs qui influent sur l’ensemble des taux d’intérêt pratiqués dans l’économie. Dès 2008, la BCE a baissé ses taux, jusqu’à les ramener à zéro. L’objectif était de stimuler l’investissement des entreprises et la consommation des ménages par le crédit bancaire dont le coût diminue. 

Des politiques monétaires dites non conventionnelles 

Depuis 2015, à défaut de pouvoir baisser davantage ses taux directeurs, la BCE a injecté massivement de l’argent dans l’économie en rachetant directement des titres de dette aux banques et aux entreprises. Concrètement, elle a créé des milliers de milliards d’euros, en espérant relancer ainsi l’emprunt et l’investissement. Mais dans les faits, cet argent a surtout été épargné ou utilisé pour spéculer sur les marchés financiers, au lieu d’être investi. Depuis l’été 2022, avec le retour de l’inflation, la BCE a fait volte-face.

L’emploi sacrifié sur l’autel de l’inflation

La mission de la BCE est de combattre l’inflation « quoi qu’il en coûte » socialement. En relevant brutalement ses taux d’intérêt, la BCE cherche à ralentir l’économie, même si cela mène à la récession. Les dirigeants de la BCE le reconnaissent : cette stratégie va faire grimper le chômage et affaiblir le pouvoir de négociation des travailleur·ses, freinant ainsi les hausses de salaires… alors même que ceux-ci ne suivent déjà pas l’inflation.

Cette politique de la BCE tend à protéger les ménages aisés, qui bénéficient de la hausse des taux d’intérêt à travers l’épargne qu’ils détiennent, et qui leur permet de toucher davantage de revenus du capital sous forme d’intérêts. 

Depuis juin 2024, la BCE a commencé à baisser ses taux. Mais cela reste insuffisant pour stopper les dégâts sur l’activité économique et l’emploi. Il est temps de reprendre collectivement la main sur la politique monétaire, pour que la monnaie serve à financer le travail.

Parcourir le reste du baromètre économique de la CGT ↓

Chapitre I – Éléments macroéconomiques
Chapitre II – Salaires, inflation et inégalités
Chapitre III – Sécurité sociale et santé
Chapitre IV – Travail et emploi
Chapitre V – Environnement

 

Industrie

Industrie : 483 recensés, soit 107 562 emplois menacés ou supprimés

Près de dix-huit mois après l’alerte qu’elle a lancé sur l’industrie, la CGT a présenté la mise à jour de sa liste des plans de suppressions d’emplois en France – et le bilan s’alourdit de jour en jour.

 

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