Inclusion bancaire : avec le gouverneur de la Banque de France, c’est l’hôpital qui se fout de la charité

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 3 Juil. 2018
Alors que dans son dernier rapport annuel, l’Observatoire de l’inclusion bancaire, chapeauté par la Banque de France, appelle banques et associations à redoubler d’efforts en faveur de l’inclusion bancaire, l’INDECOSA CGT attend que le gouverneur de la Banque de France soit aussi exigeant avec les banques qu’il ne peut stigmatiser l’action des associations de consommateurs et de lutte contre l’exclusion.
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En l’espèce, l’offre spécifique, permettant à des personnes en situation de fragilité financière de bénéficier de services bancaires de base pour trois euros maximum par mois, reste « insuffisamment déployée », où seulement 351 000 personnes en bénéficient alors que l’observatoire estime à 3 600 000 de personnes en situation de fragilité financière.

Ce qui est dérangeant, c’est la conférence de presse où, François Villeroy-de-Galhau, ancien haut dirigeant de la BNP et actuel gouverneur de la Banque de France n’a pas hésité à déclarer : « il y a aussi un effort de promotion et d’information sur l’offre spécifique (à fournir) par les associations », éludant par la même occasion l’obligation légale des banques (article L312-1 du code monétaire et financier) de proposer une offre de service bancaire adaptée aux personnes en situation de fragilité financière.

Ainsi, plutôt que d’engager la Banque de France et l’Autorité de contrôle de prudentiel et de résolution (ACPR) à procéder aux contrôles nécessaires auprès des banques, le gouverneur préfère déclarer publiquement que les associations de consommateurs et de lutte contre l’exclusion n’en font pas assez.

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