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Arrestation arbitraire de Salah Hamouri

Publié le 24 aoû 2017
Temps de lecture : 2 min.
Après sept ans d'emprisonnement sur une accusation qu'il a toujours démenti, le jeune Franco-Palestinien a de nouveau été arrêté le 23 août dernier par l'armée israélienne à sa résidence de Jérusalem-Est occupée. La Fédération CGT des Services publics signe un communiqué exigeant des autorités françaises une action rapide pour obtenir sa libération.
L'armée israélienne a procédé mercredi dernier à l'arrestation de Salah Hamouri, Franco-Palestinien de 31 ans, à sa résidence de Jérusalem-Est. D'après certains médias arabes qui citent l'un de ses avocats, l'arrestation aurait pour prétexte son appartenance à « une organisation ennemie ». Il évoque également une volonté des autorités israéliennes de voir Salah Hamouri quitter définitivement la Palestine.

Le jeune homme avait déjà été incarcéré entre 2005 et 2011, accusé d'avoir voulu assassiner le rabbin Ovadia Yosef, fondateur du parti religieux Shass. Le ministre des Affaires étrangère de l'époque, Alain Juppé, admettra lui-même que le dossier judiciaire contre Salah Hamouri était vide. La justice militaire isaraélienne ne lui avait cependant pas laissé le choix : soit il reconnaissait la tentative d'assassinat... Soit sa peine d'emprisonnement était doublée !

Le fait qu'il ait purgé sa peine ne l'a pas mis à l'abri des pressions exercées par les autorités israéliennes. Il lui était ainsi régulièrement interdit de se rendre en Cisjordanie, et sa famille, refoulée à l'aéroport de Tel-Aviv, ne peut même pas vivre avec lui.

Dans un communiqué paru le 23 août 2017, après avoir rappelé son engagement « dans la solidarité avec le peuple palestinien et le respect du droit international », la Fédération CGT des Services publics indique s'associer à « l'indignation des milliers de personnes qui réagissent sur les réseaux sociaux à l'appel de l'Association France-Palestine solidarité (AFPS) et à son message : “L'arrestation de notre concitoyen – dont le seul crime est de résister à l'occupation et à la colonisation – est inadmissible et insupportable. Notre mobilisation doit être immédiate et massive. Les autorités françaises ne doivent pas laisser passer une telle infamie.” »

Elle exige « des autorités françaises une action rapide pour obtenir sa libération » et appelle ses organisation syndicales « à interpeller le président de la République et la représentation française à Jérusalem et à amplifier la solidarité avec le peuple palestinien ».

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