Nice : rassemblement de soutien aux lanceurs d'alerte

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Publié le 12 Mar. 2021
Une centaine de personnes étaient rassemblées jeudi 11 mars sur la place du palais de justice de Nice en soutien à Albert Papadacci, chef de cuisine dans un Ehpad du groupe Korian, entreprise de gestion de maisons de retraite médicalisées.
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Liberté de manifester

Le délégué syndical central est accusé de « complicité de diffamation publique envers un particulier » suite à son interview dans le reportage de l'émission Complément d'enquête diffusé sur France 3 le 18 novembre 2020 et intitulé « Covid-19 : que se passe-t-il vraiment dans les Ehpad ? ».

Deux journalistes sont également mis en cause.

« Dans les Alpes maritimes, nous avons un Ehpad dans lequel il y a eu 40 morts, explique Gérard Ré, secrétaire général de l'UD. Le groupe Korian, largement financé par l'argent public, est en difficulté pour expliquer sa stratégie… Albert Papadacci a fait son travail en témoignant des conditions de travail des salariés et des conditions de vie des résidents dans ce contexte. »

L'UD a placé ce rassemblement sous le signe de la liberté syndicale, et plus globalement de la défense des libertés fondamentales.

En effet l'attaque contre Albert Papadacci et les deux journalistes de Complément d'enquête s'inscrit dans un contexte de répression alarmant :

  • en janvier, c'est Ludovic Fayolle, un agent administratif du ministère de l'Intérieur, qui est passé en conseil de discipline pour avoir permis de mettre en lumière les conditions dans lesquelles Geneviève Legay avait été blessée le 23 mars 2019 à Nice au cours d'une opération de police ;
  • en février, c'est Hervé Ossant, secrétaire de l'UD 93, qui comparaissait devant le tribunal, accusé de violences par un policier ;
  • dans l'Essonne et dans l'Allier, à Saint-Pourçain, la mairie ne veut plus que la CGT occupe les locaux qu'elle lui prêtait et a été jusqu'à couper l'électricité pour empêcher toute utilisation ;
  • À Nice, la CGT a été expulsée en 2009 de ses locaux historiques et attend toujours la décision de la cour d'appel pour savoir si le maire, Christian Estrosi, sera tenu de lui laisser à nouveau accéder à ces locaux.

La CGT exige l'abandon de toutes les procédures judiciaires engagées contre tous ses militants et appelle à manifester contre le projet de loi Sécurité globale, qui ne peut qu'aggraver toutes ces entraves aux libertés.

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