Veolia Brésil : une victoire syndicale et internationaliste
Ce licenciement fut immédiatement contesté en justice, car notre camarade avait le statut de salarié protégé en tant que dirigeant syndical bénéficiant d’une stabilité d’emploi au sens du droit brésilien. En effet, il bénéficiait de mandats syndicaux au sein de son syndicat des travailleurs du secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement (SINDAEME) et de sa Fédération Interétatique des Travailleurs Urbains du Sud-Est (FRUSE), affiliés à nos camarades de la Centrale Unique des Travailleurs du Brésil (CUT), principale confédération syndicale du Brésil et d’Amérique Latine.
Face aux fins de non-recevoir de la direction brésilienne de Veolia, la CUT a fait appel à la solidarité internationale pour accentuer la pression et accompagner les mobilisations locales de soutiens qui s’organisaient. La CGT a bien évidemment répondu à cet appel et sollicité son réseau afin de soutenir la CUT dans ses actions.
La CGT et la coordination des syndicats CGT du Groupe Veolia ont rencontré l’avocat de la CUT puis ont réussi à démontrer, preuve à l’appui, à la Direction Générale des Ressources Humaines du Groupe Veolia basé en France que leur filiale au Brésil n’avait pas respecté le droit syndical applicable au Brésil.
Face à une mobilisation qui prenait de l’ampleur et qui s’appuyait sur ses soutiens internationaux, et à l’issue d’un dialogue constructif entre la coordination des syndicats CGT et la Direction des Ressources Humaines du Groupe Veolia suite au jugement en référé du 6 juillet 2026, les dirigeants de Veolia Brésil ont procédé à la réintégration immédiate de notre camarade avec paiement des arriérés et pris l’engagement de ne plus le poursuivre.
Une victoire syndicale qui témoigne de l’importance et de l’utilité de notre syndicalisme internationaliste afin de faire respecter les droits syndicaux au sein des multinationales partout dans le monde.
La CGT défend la solidarité et la coopération entre les peuples et le juste échange. Cela suppose de lutter contre une application à géométrie variable des droits sociaux fondamentaux tels que définis par l’OIT et cela suppose de refonder le commerce international sur des bases nouvelles, où les échanges sont subordonnés au respect des droits des travailleurs, à la justice fiscale et aux engagements climatiques. Les entreprises multinationales, en raison de leur pouvoir sur les peuples, sont les premières concernées par ces exigences. Le non-respect des garanties sociales minimales devrait entraîner un régime de sanctions en cas de violation - par exemple, exclusion des marchés publics, condamnations civiles et pénales…
Vive l’internationalisme ! Vive la solidarité entre les travailleuses et les travailleurs du monde !
Montreuil, le 21 septembre 2026