Rassemblés contre le fascisme, pour la démocratie et la dignité

Imagette
Publié le 29 oct 2021
Temps de lecture : 3 min.
Plus de 200 000 manifestants étaient réunis à Rome, samedi 16 octobre, pour réclamer l’interdiction des groupes néofascistes, suite à l’attaque violente du siège du syndicat italien CGIL.

“Ci attaccano ma non ci fermano” ( “Ils nous attaquent mais ne nous arrêtent pas”) a scandé, samedi 16 octobre, le secrétaire général du syndicat italien CGIL lors de la manifestation contre le fascisme. A l’appel des trois principaux syndicats italiens ( CGIL, CISL et l'UIL ), la manifestation était organisée en réaction à l’attaque contre le siège de la CGIL par un groupe néo-fasciste.

Lors du rassemblement, Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL, a tenu à rappeler que cette attaque ciblait “le mouvement des travailleurs, le noyau dur de la résistance démocrate, l'obstacle le plus solide contre la réaction et la violence ′′.

Et de poursuivre qu’”un grand changement est nécessaire pour construire une société plus juste et pleinement démocratique” . Le premier acte de ce changement passe d’une part par la dissolution des organisations fascistes. Mais pas seulement.

“Lutter contre le fascisme, c'est lutter pour la démocratie et à la base de ce combat, il y a la dignité du peuple, le travail, la culture.”

Aussi, il a insisté sur les leviers du changement social et dénoncé le poids grandissant des multinationales qui captent l’argent public, mais “qui ferment et licencient [ ...] pour faire plus de profits". « On ne peut pas passer de la pandémie virale à la pandémie salariale : il faut une redistribution des richesses” a t’il répété avant d’expliquer que cela passe par la lutte contre l’évasion fiscale et des augmentations de salaire.

Au-delà de nombreux messages de solidarité envoyés des quatre coins de la planète, une quarantaine de représentants des syndicats européens étaient présents à la manifestation romaine du 16 octobre.

Car l’extrême droite “est l’ennemie des travailleurs” partout dans le monde comme l’a souligné la CGT dans son témoignage de soutien.

Face aux dérives fascistes à travers le monde, Maurizio Landini a insisté sur l’engagement permanent de son organisation contre les idées d’extrême droite. Il a proposé de construire un réseau antifasciste et démocratique européen.

Sans attendre, la CGT du Rhône, avec d’autres organisations progressistes, avait organisé à Lyon, samedi 23 octobre, une manifestation contre la recrudescence des violences fascistes.

Plus de 5 000 manifestants ont répondu présent pour dénoncer « les multiples agressions de l’extrême droite ». L’organisation départementale a rappelé que “Diviser les salariés, c'est faire le jeu d'un patronat qui y a tout intérêt. Dans les entreprises, les salariés se mobilisent pour leurs conditions de vie et de travail, leurs salaires et leurs emplois, portons haut et fort les revendications des salariés dans l'unité !”

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