Le réchauffement s'accélère, "alerte rouge" pour l'humanité

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Publié le 12 aoû 2021
Temps de lecture : 2 min.
Le rapport des experts climat de l’ONU (Giec) publié ce 9 août, est une véritable « alerte rouge » pour l’humanité. Il doit « sonner le glas » des énergies fossiles qui « détruisent la planète » , a réagi le secrétaire général des Nations unies. (Article NVO du 9 août 2021)

Voici un résumé des principaux points de cette première évaluation complète de la science climatique depuis 2014, réalisée par plus de 230 scientifiques de 66 nationalités en se basant sur 14.000 études publiées.

Un scénario à +1,5°C pour 2030

Dans tous les scénarios envisagés — du plus optimiste ou plus pessimiste –, la température mondiale devrait atteindre +1,5°C ou +1,6°C par rapport à l’ère pré-industrielle autour de 2030. Soit dix ans plus tôt que la précédente estimation du Giec il y a trois ans.

D’ici la fin du siècle, le seuil de +1,5°C, une des limites clé de l’Accord de Paris, serait dépassé, d’un dixième de degré jusqu’à près de 1°C, selon les scénarios.

Toutefois, dans l’hypothèse la plus ambitieuse, la température pourrait revenir à 1,4°C d’ici la fin du siècle.

Les alliés du climat faiblissent

Depuis 1960, les forêts, sols et océans ont absorbé 56% du CO2 émis dans l’atmosphère par les activités humaines. Sans cette aide de la nature, la planète serait déjà beaucoup plus chaude et inhospitalière.

Mais ces puits de carbone, alliés cruciaux dans le combat contre le changement climatique, montrent des signes de saturation, et le pourcentage de CO2 qu’ils absorbent devrait diminuer au cours du siècle.

La faute au réchauffement

Le rapport souligne les progrès exceptionnels de la « science de l’attribution« , qui permet désormais de quantifier la part de responsabilité du réchauffement dans un événement météo extrême spécifique.

Les scientifiques ont par exemple montré que la canicule extraordinaire au Canada en juin 2021, avec des températures frôlant les 50°C, aurait été « presque impossible » sans le changement climatique.

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