COP 26 : on fonce dans le mur et on accélère

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Publié le 26 nov 2021
Temps de lecture : 2 min.
La COP 26 a eu lieu à Glasgow, du 31 octobre au 13 novembre. Elle rassemblait des représentants de 200 pays. Le but affiché était d'intensifier les efforts contre le changement climatique, pour maintenir le réchauffement en dessous de 1,5°C par rapport aux températures préindustrielles. L'accord final est décevant.

Le dernier rapport du GIEC rappelait que nous avons déjà franchi les 1,1°C. Il alertait sur le fait que la trajectoire actuelle nous menait tout droit vers les 2,7°C à la fin du siècle avec un dépassement de 1,5°C dès 2035.

Ceux qui attendaient des réponses fortes de la part de la COP 26 ont été très déçus.

Romain Descottes, conseiller confédéral CGT à l'espace international explique : « On n'est pas du tout dans un calendrier de sortie des énergies carbonées, en particulier pour les plus gros émetteurs. Au contraire, on assiste à une trajectoire d'augmentation de ces énergies-là. »

Les pays du Nord, responsables historiques du changement climatique, n'ont pas permis qu'aboutissent des négociations satisfaisantes pour les pays du Sud, principales victimes du changement climatique, qui voient se multiplier les ouragans, incendies, inondations.

Les pays les plus riches ont refusé d'affecter des financements spécifiques aux dégâts irréversibles.

L'action coordonnée du mouvement syndical, représenté par la Confédération Syndicale Internationale, a abouti à l'inclusion dans l'accord final de la notion de « transition juste », qui comprend notamment l'engagement à assurer des formations pour les travailleurs impactés, des plans de créations d'emplois et l'implication des syndicats dans le développement des stratégies nationales.

Ce terme a été repris par 49 accords nationaux. Si ces textes ne sont pas contraignants, ils peuvent servir de points d'appui pour des revendications.

En marge des conférences officielles, de nombreuses rencontres ont eu lieu entre le mouvement syndical et ses alliés. « La propriété publique de l'énergie rassemble de plus en plus largement au niveau international. » souligne Romain Descottes.

La CGT propose la création d'un Service Public de l’Énergie organisé en fonction des besoins des usagers et non plus d'intérêts financiers.

Un tel service permettrait également de planifier les besoins de la transition énergétique.
 

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Nos repères CGT

Le développement humain durable suppose de rompre avec les politiques économiques actuelles qui sont en échec, et d’aller vers un autre type de croissance fondée sur des modalités de production et une exploitation des richesses plus équitables, en anticipant les transitions nécessaires, de manière à ce qu’elles ne portent pas préjudice aux salariés et à leurs familles.

Il faut mettre en cohérence les besoins de déplacement des personnes, d’acheminement des marchandises, et l’organisation du système du transport. Celle-ci doit être compatible avec le développement humain durable. Cela implique une maîtrise publique comme outil de régulation et contrôle.