Garantir aux femmes le droit à disposer de leur corps

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Publié le 29 juin. 2022
En retirant de la constitution le droit à l’avortement, la cour suprême des États-Unis, remet en cause le droit fondamental des Femmes à disposer de leur corps. Parce que cette décision patriarcale est inacceptable et fragilise, partout dans le monde l’accès à l’IVG, la CGT s’associe à la mobilisation nationale du samedi 2 juillet. 
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droits des femmes

C’est un recul historique pour les droits des femmes. Vendredi 24 juin, la Cour Suprême des États-Unis a mis fin à une jurisprudence, vieille de près de 50 ans qui protégeait le droit d’avorter dans tout le pays.

Un grand bond en arrière pour le droit des femmes

Cette annulation ne rend pas l’avortement illégal outre Atlantique, mais renvoie aux États le droit de légiférer sur cette question. Immédiatement après cette décision, une dizaine d’États a interdit totalement l'IVG. Au total, la moitié des États disent vouloir l'interdire. D’autres envisagent de légiférer en vue de restrictions.

Pour le mouvement ultra conservateur américain, cette décision n’est qu’une étape. Il ambitionne de s’attaquer au mariage gay et au droit à la contraception. "Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de contrôler les femmes en remettant en cause leur droit fondamental à disposer de leur corps. Remettre en cause le droit à l’avortement, c’est enfermer les femmes au foyer et fragiliser leur droit au travail et à l’éducation” dénonce la CGT dans un communiqué de presse.

Des répercussions néfastes au niveau international.

L’accès à l’Interruption Volontaire de Grossesse ( IVG) reste un droit fragile et contesté sur l’ensemble de la planète. Pour la CGT, “c’est un recul historique pour les Américaines et pour toutes les femmes, tant ce qui se passe dans la première puissance mondiale donne le ton dans le reste du monde.”

L’accès à l’IVG est encore interdit dans près d’une vingtaine de pays. Malgré des avancées législatives, ses 30 dernières années, en faveur de l’accès à l'avortement, au nom de la protection de la santé et des droits fondamentaux des femmes, de plus en plus de pays posent des restrictions comme en Pologne.D’autres pays, comme le Honduras, durcisse l’interdiction, même quand la vie des femmes est en danger. La décision de la cour suprême s'inscrit dans une tendance globale où le droit à l'avortement est partout menacé.

En France aussi, les opposants à l’avortement ne lâchent pas prise.

Le prolongement de deux semaines des délais de recours à l’IVG a été voté il y a seulement quelques mois après des années de mobilisation. Mais les décrets d’application n’ont toujours pas été publié.De plus, les inégalités territoriales et sociales d’accès persistent avec la politique austéritaire dans les hôpitaux, la désertification médicale et la clause de conscience exercée par certains médecins.

" N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant." Simone de Beauvoir

Poursuivre et amplifier le combat contre les idées d’extrême droite.

Dans un communiqué du 29 juin, la CGT a exprimé “tout son soutien aux Américaines et aux organisations féministes qui continuent à se battre contre cette décision inique."

En France et en Europe, cette terrible nouvelle sonne comme une alerte. La CGT demande que l’avortement soit inscrit dans la constitution afin d’être garanti comme un droit fondamental.

Avec des associations féministes, la CGT exige que soit inscrite également le droit à l’IVG dans la charte européenne des droits fondamentaux et appelle à la mobilisation pour défendre le droit des femmes à disposer de leur corps et s’associe à la manifestation organisée, le samedi 2 juillet, à Paris.

 

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