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Primes, intéressement... Victoire pour les salariés de Saint-Louis Sucre

Publié le 20 nov 2017
Temps de lecture : 2 min.
Prétextant la fin des quotas depuis le 1er octobre 2017, la direction de Saint-Louis Sucre (SLS) accélère les restructurations en allongeant notamment la durée de la campagne sucrière. Elle cherche par tous les moyens à accentuer la flexibilité et la précarité, aboutissant à une dégradation des conditions de travail, et une perte de revenu annuel de 1500 euros...

Prétextant la fin des quotas depuis le 1er octobre 2017, la direction de Saint-Louis Sucre (SLS) accélère les restructurations en allongeant notamment la durée de la campagne sucrière. Elle cherche par tous les moyens à accentuer la flexibilité et la précarité, aboutissant à une dégradation des conditions de travail, et une perte de revenu annuel de 1500 euros. Pour ce faire, elle a présenté un projet, tout de suite rejeté par une pétition lancée par la CGT-FO-CFDT et massivement signée par l'ensemble du personnel. Pour contrer l'union syndicale elle a tenté "d'acheter" une catégorie de personnel, en leur versant des primes de 1500 à 3000 euros.
Les syndicats ont alors répliqué en menaçant d'un blocage illimité des usines. Grâce à la ténacité des syndicats, les salariés ont pu arracher :

- une prime de 1000 euros pour tous les salariés fin décembre ;
- majoration de 10% des critères d'intéressement pour les années à venir ;
- maintien de l'organisation du travail antérieur, notamment les quatre postes ;
- application de la classification plus élevée de campagne à la période d'inter-campagne ;
- majoration des salaires de campagne pour les salariés postés du 2e collège à partir du 105e jour de campagne, soit 130 euros par semaine.

"Une démonstration cinglante des reculs possibles imposés à l'arrogance patronale et aux mesures de régression sociale", conclut la fédération agro-alimentaire et forestière.

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