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Multiplication des luttes dans la filière agro

Publié le 29 mar 2018
Temps de lecture : 2 min.
Les salariés de l'agroalimentaire ne supportent plus d'être en permanence confrontés aux projets patronaux des gains de productivité et d'exigences de plus de rentabilité financière pour enrichir toujours plus les actionnaires. La montée du mécontentement se traduit en luttes qui s'inscrivent dans la durée pour faire céder le patronat. La fédération nationale agroalimentaire et forestière présente quatre exemples significatifs dans un communiqué.

Dans le groupe Bel

La CGT a fait la démonstration des richesses accaparées par les actionnaires. Les dividendes sont passés de 24 millions d’euros en 2009 à 48 millions d’euros en 2014, pour finalement atteindre 65 millions d’euros en 2016. Forts de ces arguments, les syndicats et les salariés dans l’unité (CGT, FO, CFDT) portent leurs revendications et notamment celle d’une augmentation des salaires de 150 euros. Évènement historique, un appel de deux heures d’arrêt de travail a été suivi à plus de 80 % sur les 4 sites de production de Sablé (72), Évron (53), Dole et Lons (39) le 15 mars, alors que se tenaient les négociations salariales. Avec arrogance et mépris, Bel propose 1 % d’augmentation. Un nouvel appel à des arrêts de travail est lancé pour le 29 mars.

Chez Bénédicta

À partir de ces mêmes arguments, la CGT a appelé les salariés à une heure de débrayage par jour et par poste de travail pendant huit jours. Cette lutte a débouché sur 50 euros d’augmentation mensuelle des salaires, et l’amélioration des primes de transport et de vacances. La mobilisation se maintient.

Coca-Cola Marseille

Après plus de vingt-huit jours de grève et de blocage du site, des avancées ont été arrachées sur l’emploi et l’avenir du site de production.

Société Haribo

Le groupe connaît une progression phénoménale de son développement en France. Son chiffre d'affaires a plus que doublé sur les dix dernières années, tandis que ses effectifs ont baissé, passant de 850 en 2006 à 719 en 2017. Les gains de productivité sont énormes. En 2006, 96 % des ventes du marché français étaient fabriquées par les deux usines françaises de Marseille (13) et d'Uzès (30). En 2016, seulement 69 % des ventes du marché français ont été produites par les usines françaises. La stratégie du groupe met en cause le potentiel industriel national et les emplois. Un projet alternatif CGT vise à reconquérir le marché français à partir des productions réalisées en France. Régulièrement, les salariés se mobilisent à l’appel de la CGT pour soutenir ce projet comme ils l’ont fait le 22 mars. De nouveau, ils seront en lutte le 19 avril.

De nombreux autres appels à des grèves le 19 avril sont recensés.
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Nos repères CGT

Cette politique énergétique doit tenir compte de la préservation de l’environnement et des ressources planétaires. L’énergie est un produit de première nécessité, des tarifs doivent être adaptés aux moyens des usagers, un accès minimum doit être garanti et financé par la solidarité.

La CGT propose un effort considérable pour la recherche, pour contribuer au progrès des connaissances, répondre aux besoins de la société en expertise et contrôle, créer les conditions d’un renouveau du développement industriel.