Industrie - Voir aussi

Temps de lecture : 17 min.
Publié le 7 Aoû. 2018
L’état de l’industrie en France est sans appel. L’industrie française est en déclin depuis plusieurs années, dépassant à peine 10 % du PIB en 2016, contre 16 % en moyenne dans la zone euro.
Imagette
Photo illustration filière électronique

 

Les propositions et revendications de la CGT concernant l'industrie

La CGT est pour une industrie qui réponde aux besoins actuels et futurs :

• répondre aux besoins fondamentaux qui restent immenses (alimentation, énergie, transport, logement, éducation, santé, culture…) ;

• produire autrement et mieux pour les salariés sur un autre modèle de développement. Cela nécessite de s’émanciper du mode de développement libéral qui raisonne à court terme, met en place le dumping social et environnemental pour dégager des marges importantes ;

• il est urgent de réindustrialiser notre pays, mettre en place des circuits courts, l’économie circulaire, l’écoconception, de produire des objets durables, interconnectables, réparables...

La CGT est pour une industrie qui réponde aux besoins actuels et futurs :

• répondre aux besoins fondamentaux qui restent immenses (alimentation, énergie, transport, logement, éducation, santé, culture…) ;
• produire autrement et mieux pour les salariés sur un autre modèle de développement. Cela nécessite de s’émanciper du mode de développement libéral qui raisonne à court terme, met en place le dumping social et environnemental pour dégager des marges importantes ;
• il est urgent de réindustrialiser notre pays, mettre en place des circuits courts, l’économie circulaire, l’écoconception, de produire des objets durables, interconnectables, réparables. Cela nécessite de développer les modes de transport collectifs les moins polluants, de réfléchir sur l’urbanisme, les temps et l’organisation du travail ;
• il y a nécessité de parler et de gagner des coopérations mutuellement avantageuses pour les peuples, avec une industrie appuyée par la recherche, notamment publique, répondant réellement aux besoins et à l’émancipation des peuples et des travailleurs, aux besoins sociaux et environnementaux et non plus aux seuls intérêts du capital dans une concurrence et compétitivité acharnées.

La CGT n’oppose pas vieille industrie et nouvelle industrie :

• l’industrie, socle d’une économie, doit servir la réponse aux besoins de la population, quel que soit le pays, le continent, à commencer par l’énergie, l’eau, l’habitat et la santé ainsi que les secteurs des transports et l’alimentation ;
• l’industrie du futur, le numérique : prétendre à développer une industrie du futur tout en laissant fermer les sites industriels les uns après les autres est une illusion. Il faut investir pour moderniser les usines, renouveler le parc d’équipements. Nous devons anticiper les mutations technologiques qui ne doivent pas supprimer des emplois mais les transformer et il faut donc augmenter la qualification en étant exigeant sur la formation initiale et continue. Le numérique doit servir au progrès social et ne pas être un outil au service du capital ;
• le développement de l’industrie moderne suppose des services publics de qualité en matière d’éducation, de santé, de recherche, de transport, etc. Pour sa part, le développement de ces services dépend aussi de l’existence et de la puissance d’un appareil productif et particulièrement des bases industrielles capables de produire des biens et équipements nécessaires. La maîtrise de la recherche, l’investissement en particulier des entreprises publiques, la formation, la reconnaissance des qualifications, la refonte parfois des classifications sont autant de défis dans les entreprises et dans nos conventions collectives.

Pour la CGT l’utilisation de l’énergie est intimement liée au développement humain :

• une politique énergétique ambitieuse : l’efficacité énergétique implique l’isolation massive des bâtiments, le développement des transports collectifs, de favoriser le rail, le fret ferroviaire, le fluvial, de travailler sur les process industriels utilisant moins d’énergie pour le même service rendu ;
• mettre en place une véritable économie circulaire : pour la CGT, il n’y a aucune opposition, entre reconquête et développement des activités industrielles, et engagement pour structurer l’économie circulaire, bien au contraire ;
• utilisons les différentes formes de production d’énergie en complémentarité, car aucune forme de production n’est capable à elle seule de répondre aux enjeux qui nous sont posés. Il faut développer des filières industrielles pour les énergies renouvelables afin de les amener à maturité. Diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et répondre aux besoins énergétiques nécessite de continuer à utiliser l’énergie produite à partir de l’atome ;
• nous devons avoir les leviers pour agir sur le secteur énergétique : c’est notre proposition de pôle public de l’énergie.

Financer l’emploi et la création de richesses dans l’industrie :

• dans les entreprises : les salariés et leurs représentants doivent avoir le pouvoir d’imposer le financement par les banques de projets industriels répondant à des critères précis sur les composantes sociale (emploi, salaires, formation), économique (création de valeur ajoutée dans les territoires), et écologique (économies d’énergie et de ressources naturelles) ;
• crédit bancaires à travers des fonds pour l’emploi et le développement solidaire : au lieu d’inonder le patronat d’aides publiques, l’État et les régions doivent faire levier sur les crédits bancaires. Ceux-ci doivent accorder ou non des bonifications d’intérêts ou des garanties d’emprunts, à condition que les crédits bancaires ainsi mobilisés servent à la création d’emplois et de richesses dans les territoires.
• la création d’un pôle financier public démocratiquement administré par les citoyens, les salariés et leurs représentants servirait à peser sur les critères de financement des banques, bien autrement que ce que fait la BPI aujourd’hui et sur une bien plus grande échelle.


Pour la CGT, la citoyenneté ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise :

• représentation collective effective et améliorée pour tous les salariés : pas un salarié ne doit rester sans représentant du personnel, car les salariés, quel que soit leur statut dans l’entreprise, doivent avoir les mêmes droits ;
• pour un exercice réel et sans entrave du droit de se syndiquer, de s’impliquer dans le syndicat de son choix. La liberté syndicale est un droit fondamental inscrit dans la Constitution et dans les normes internationales. Pourtant, par peur de représailles, beaucoup de salariés hésitent à franchir le pas de la syndicalisation. Il faut donc prévenir, sanctionner et réparer les discriminations et atteintes aux libertés syndicales ;
• droit de veto des comités d’entreprise sur les plans de suppression d’emplois. Nouveaux droits d’intervention et moyens effectifs aux représentants du personnel dans les Comités d’Entreprise Européens (CEE) ;
• contrôle et évaluation des aides publiques aux entreprises car elles doivent être conditionnées à l’emploi, à l’investissement ;
• réglementation stricte de la sous-traitance en cascade afin que les entreprises donneuses d’ordres assument leur responsabilité sociale et le développement des comités interentreprises.

Pourquoi et comment relancer l'industrie en France ?

L’état de l’industrie en France est sans appel. L’industrie française est en déclin depuis plusieurs années, dépassant à peine 10 % du PIB en 2016, contre 16 % en moyenne dans la zone euro. L’emploi industriel a reculé de près de 25 % en quinze ans pour se situer aujourd’hui autour de 3 millions de salariés.

Contrairement aux discours patronaux, repris par le gouvernement, ce ne sont pas les salaires qui induisent le manque de compétitivité des entreprises. C’est la primauté à la financiarisation de la gestion des entreprises industrielles depuis près de 40 ans qui fragilise l’industrie dans sa capacité à répondre aux besoins économiques, sociaux et environnementaux.

C’est donc le capital qui coûte et pas le travail. Le développement industriel doit être basé sur le triptyque économique, social et environnemental.

La construction européenne basée sur l’économie de marché et de la libre concurrence conduit à :
• la réduction des pouvoirs des États ;
• la réduction des dépenses publiques et sociales ;
• la mise en place de politiques d’austérité d’inspiration libérale ;
• la précarisation des travailleurs.

Les réformes territoriale et de l’État poursuivent cette même logique :
• organisation centrée autour des métropoles ;
• concurrence accélérée des régions ;
• abandon de pans entiers de l’industrie ;
• poursuite des politiques de gestion financière et non pas industrielles.

La vision CGT d’une véritable politique industrielle

Les inégalités entre les peuples et entre les citoyens d’un même pays se creusent. Nous sommes en capacité de produire pour satisfaire les besoins de chacun, tout en répondant aux enjeux écologiques auxquels nous sommes confrontés.

Il faut pour cela inventer un nouveau mode de développement, qui remette l’être humain et le travail au centre, dégagé des intérêts égoïstes au service de la finance, et permette l’implication citoyenne et la démocratie afin que le progrès technique renoue enfin avec le progrès social.

Produire autrement et mieux nécessite de s’émanciper du mode de développement libéral qui raisonne à court terme et met en place le dumping social et environnemental pour dégager des marges importantes.

Il est nécessaire de réindustrialiser la France, de relocaliser des capacités de production, de mettre en place des circuits courts, l’économie circulaire, l’écoconception, de produire des objets durables, interconnectables, réparables. Il ne s’agit pas de tout faire par nous-mêmes car les échanges avec les autres pays sont nécessaires. Mais ils doivent s’équilibrer globalement par une coopération mutuellement avantageuse pour les peuples.

Il ne s’agit pas non plus de promouvoir le consumérisme et le productivisme qui répondent tous deux aux exigences de rentabilité maximale et ne se posent pas la question de l’utilité sociale de la production, ni de son impact sur l’environnement.

L’industrie est au centre des défis environnementaux et sociaux

Les questions environnementales (climat, pollutions, biodiversité, matières premières, énergies, accès à l’eau...) et sociales sont au cœur de notre société.

Notre modèle actuel de développement ne peut pas répondre à ces enjeux et cause d’énormes dégâts. Par exemple, nous comptons 20 millions de réfugiés climatiques et nous allons vers les 250 millions en 2050 si rien n’est fait.

L’extrême pauvreté touche encore 10 % de la population mondiale. La très médiatisée COP21 est bien loin de répondre à ces enjeux, tout comme, en France, la loi d’août 2015 sur la transition énergétique. L’industrie est au centre de la réponse à ces enjeux.

Il ne s’agit pas de tourner la page de l’industrie traditionnelle pour ouvrir une page de l’industrie dite « verte » ou « tout numérique », toujours axée sur la logique du profit. La CGT défend une politique de reconquête industrielle partant de l’existant, où les progrès technologiques sont au service du progrès social et de l’environnement pour répondre aux besoins de tous les citoyens.

Les femmes et les hommes qui travaillent dans les entreprises industrielles savent comment développer, assurer la pérennité de leur activité et de leur savoir-faire collectif.

La première des priorités est d’arrêter l’hémorragie des fermetures de sites industriels, des emplois, des savoir-faire et de la maîtrise technologique. Il faut donc revoir les aides aux entreprises pour les réorienter vers la régénération des sites industriels et la création d’emplois.

La deuxième des priorités est que le développement des secteurs industriels puisse répondre aux besoins et à l’intérêt Général. Pour cela, l’appropriation collective des entreprises, et en premier lieu celles ayant une importance stratégique, est indispensable pour le développement économique et social sous des formes élaborées par les travailleurs eux-mêmes et les populations.

Enfin, pas de reconquête industrielle sans salarié. Le travail a besoin d’être revalorisé et le travailleur d’être au cœur du choix de société et d’une stratégie de développement répondant aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Le travail doit être une source d’émancipation

Alors que les salariés sont les producteurs de richesses, les exigences de rentabilité immédiate conduisent à considérer l’humain comme du matériel, comme une variable d’ajustement des coûts.

Alors que les salariés sont par nature source de créativité, d’initiatives, nombre d’entre eux ont la boule au ventre en allant travailler.

Il faut revoir les organisations de travail menées sous les contraintes de planning et de coûts car elles sont des facteurs de risques psychosociaux. Elles empêchent un travail de qualité et génèrent ainsi de la malfaçon.

Ne plus souffrir au travail, c’est sortir de l’individualisme, et s’organiser collectivement pour mieux se défendre. C’est donc se syndiquer à la CGT, c’est se battre ensemble dans le travail et dans la société !

Quatre enjeux majeurs :

• reconstruire du collectif : c’est avoir les moyens de mettre en pratique et de développer les savoir-faire, c’est avoir des conditions de travail qui respectent les salariés et préservent leur santé morale et physique ;

• augmenter les salaires : les salaires sont trop bas. Ils doivent être augmentés afin d’assurer une existence normale et digne à tous et afin de reconnaître les qualifications, l’expérience et l’égalité salariale femmes-hommes ;

• porter la semaine de travail à 32 h : les gains de productivité sont essentiellement captés par les détenteurs de capitaux, particulièrement les capitaux financiers. Ils doivent profiter à l’ensemble de la collectivité pour créer des emplois. Il faut travailler toutes et tous, travailler mieux, travailler moins !

• obtenir des droits nouveaux : c’est lutter contre la casse du Code du travail et la criminalisation de l’action syndicale. C’est exiger un nouveau statut du travail salarié qui libérera les salariés du chantage à l’emploi.

La CGT force de propositions avec l'hydrogène dans le bassin de Lacq

Le 4 mai dernier, dans les Pyrénées-Atlantiques (64) se tenait à l’Union Locale de la CGT de Mourenx une nouvelle réunion rassemblant des membres des comités d’entreprises du bassin et des acteurs publics au sujet des projets de maintien de l’emploi industriel. Car à la CGT de Mourenx on réfléchit depuis 2008 maintenant à la façon de répondre au déclin du gisement de gaz dans ce bassin composé de 4 plates-formes Seveso II et de 7 pôles industriels, générant 7 600 emplois directs et indirects. Parmi les trois activités structurantes du bassin de Lacq : le pôle chimique, le pôle carbone et le pôle énergie.

La CGT porte donc un projet de développement de la filière hydrogène. Le principe : fabriquer ce gaz qui peut aussi être mélangé en petites proportions au gaz de ville afin de diminuer l’empreinte carbone du gaz domestique. On pourrait aussi, afin de décarboner les rejets industriels, mélanger hydrogène et CO2 pour fabriquer du méthane de synthèse qui circulerait dans les gazoducs en lieu et place du gaz naturel. L’hydrogène est aussi présenté comme un carburant propre pour l’automobile. La CGT a demandé qu’une étude de faisabilité soit faite sur ce projet, le but étant aussi d’impliquer l’État. À ce jour, elle attend toujours une réponse de Total et du ministère de l’Industrie à qui elle demande de financer cette étude.

La confédération CGT, la Fédération CGT de la Chimie, celle des Mines Énergie et la Région Nouvelle Aquitaine mènent ces réflexions. À l’UL CGT de Mourenx, une commission Éco-CE à laquelle les comités d’entreprise sont régulièrement invités a d’ailleurs été montée et le dispositif s’est étendu à l’Union départementale. De plus, ces travaux se font également au sein du Groupement d’intérêt public Chemparc qui a pour objet de contribuer à la vitalisation économique du Bassin industriel de Lacq-Orthez.

Les luttes menées pour préserver l’emploi sont multiples dans le bassin

Ce projet sur l’hydrogène fait partie d’un ensemble de projets et de luttes qui ont lieu dans le bassin depuis longtemps. « C’est d’abord le cas de l’exploitation du gisement gazier dont Total avait décrété la fin dans les années 1990. L’action syndicale menée par la CGT avait alors réussi à imposer le maintien d’une industrie chimique liée au gaz naturel et l’implantation d’une nouvelle industrie de la fibre de carbone. Aujourd’hui, l’enjeu pour cette filière carbone, ce serait de marier l’expertise dans le domaine des résines qui existe chez Arkema au savoir-faire de Toray afin de diversifier l’offre en fabriquant une fibre imprégnée prête à de multiples usages » selon les mots de La NVO.

En février par exemple, les militants CGT des Pyrénées-Atlantiques préparaient déjà les assises de l’industrie du 22 février à Paris et la journée d’action du 21 mars. Durant deux jours, ils avaient débattu de projets industriels et de la démarche syndicale à déployer pour les porter. Voir le reportage de la NVO ci-dessous :

 

La fiscalité et l'investissement au service de l'emploi industriel

La CGT Finances propose une grande réforme de la fiscalité à travers un impôt sur les sociétés modulé à la baisse selon le respect de certains critères humains et environnementaux. Le mise en synergie des établissements financiers que la CGT a appelée le "Pôle financier public" permettrait également de mettre les politiques publiques au service de l'emploi industriel.

Patricia Tejas, secrétaire générale de la CGT Finances, détaille ces propositions :

 

"La CGT est aux côté des salariés pour le développement de l'emploi industriel"

Frédéric Sanchez, secrétaire général de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT : « la CGT est aux côtés des salariés pour le développement de l’emploi industriel et des garanties collectives de haut niveau » .

 

"Sans recherche pas d'industrie"

La France a besoin d’une industrie et de services publics forts répondant aux besoins de la population et qui assurent un développement économique équilibré des territoires. La recherche et l'investissement sont des éléments clés pour parvenir à ces objectifs. Par exemple, le programme Airbus n’aurait pu voir le jour sans l’investissement de la puissance publique.

 

"Il est encore possible de développer l'industrie en France"

Pendant plusieurs décennies, les plans de délocalisation se sont succédé. La plupart du temps, seuls les salariés ont contesté cette stratégie. L’industrie textile a été la première à la subir de plein fouet pour dégager davantage de marges. Mais depuis quelques années, dans des secteurs du textile, habillement et cuir, l'industrialisation reprend du poil de la bête...

Pendant plusieurs décennies, les plans de délocalisation se sont succédé. La plupart du temps, seuls les salariés ont contesté cette stratégie. L’industrie textile a été la première à la subir de plein fouet pour dégager davantage de marges. Mais depuis quelques années, dans des secteurs du textile, habillement et cuir, l'industrialisation reprend du poil de la bête.
Mourad Rabhi, secrétaire général de la fédération CGT du Textile habillement cuir, nous parle des potentialités dans ce secteur de l'industrie.

 

Projets de réindustrialisation : la CGT force de propositions

Le 22 février 2017 se sont tenues les Assises nationales de l’industrie, à la Cité des Sciences à Paris, puis le 31 mars ont eu lieu plusieurs rassemblements en France pour la reconquête de l’industrie et des services publics.

L’état de l’industrie en France est sans appel. L’industrie française est en déclin depuis plusieurs années, dépassant à peine 10 % du PIB en 2016, contre 16 % en moyenne dans la zone euro. L’emploi industriel a reculé de près de 25 % en quinze ans pour se situer aujourd’hui autour de 3 millions de salariés. La France importe 60 % de ses produits industriels.

La France a besoin d’une industrie et de services publics forts répondant aux besoins de la population qui assurent un développement économique équilibré des territoires. La création d’emplois et le progrès social pour tous.

Il est nécessaire et urgent de réindustrialiser la France, de relocaliser des capacités de production d’objets durables, interconnectables et réparables. Pour la CGT, l’industrie est indispensable pour répondre aux besoins fondamentaux de la population (alimentation, eau, énergie, transport, éducation, santé, logement, culture).

Il ne s’agit pas de tout fabriquer sur le territoire, car les échanges avec les autres pays sont nécessaires. Mais ils doivent être équilibrés et ne pas laisser libre court au dumping social et environnemental. La CGT entend bien continuer de développer et d’impulser de nouveaux projets de réindustrialisation partout en France.
Le développement d’une industrie moderne suppose des services publics de qualité.
D’autres choix sont possibles, l’intervention des salariés à travers la mobilisation est indispensable. La CGT porte des propositions :

- Mener une politique industrielle ambitieuse implique aussi de développer les droits d’intervention des salariés dans l’ensemble des secteurs de l’économie et pas seulement dans l’industrie. Les salariés doivent bénéficier d’une représentation collective effective, quelle que soit la taille de l’entreprise. Les comités d’entreprise doivent avoir un droit de véto sur les plans de suppressions d’emplois.
- Transformation des contrats précaires en CDI pérennes dans l’entreprise.
- Augmentation des salaires et reconnaissance des qualifications et des diplômes.
- Réduction du temps de travail à 32 heures
- Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes
- Relance de l’emploi par un plan d’investissements industriels, de sécurisation de l’emploi pour les salariés, de création d’emplois de qualité, de développement des services publics.
- Réglementation de la sous-traitance et institution d’une responsabilité sociale et stratégique des donneurs d’ordre à l’égard de leurs sous-traitants.
- Contrôle et conditionnement des aides publiques aux entreprises, notamment à l’emploi et à l’investissement productif.

Un état des lieux de l'industrie en France

Le constat est sans appel : le déclin industriel est la conséquence de choix politiques. Face à ce constat la CGT a organisé les Assises de l'industrie, le 22 février dernier à la Villette à Paris. Dans ce film, les militants et syndiqués CGT dressent leur état des lieux de l'industrie en France entre déclin et manque d'investissements dans la recherche et la formation.

 

"Industrie et services publics : des batailles indissociables"

Baptiste Talbot, secrétaire général de la Fédération CGT des services publics, nous dit que les services publics structurent le territoire et sont gage d’attractivité économique. Eau, production de l’énergie, éducation, formation, recherche, santé, etc. les services publics s’avèrent essentiels au développement des entreprises et représentent un apport essentiel pour la croissance économique...

Baptiste Talbot, secrétaire général de la Fédération CGT des services publics, nous dit que les services publics structurent le territoire et sont gage d’attractivité économique.
Eau, production de l’énergie, éducation, formation, recherche, santé, etc. les services publics s’avèrent essentiels au développement des entreprises et représentent un apport essentiel pour la croissance économique.

"Il faudrait nationaliser les grands secteurs de la chimie"

L'état des lieux des industries chimiques en France est plus qu'inquiétant. Dans la branche Pétrole, ces cinq dernières années, 4 raffineries ont fermé, Sanofi a supprimé des milliers d'emplois alors que les actionnaires se portent très bien. Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la Fédération Chimie de la CGT, (FNIC), nous fait des part des propositions de la CGT en faveur de la réindustrialisation.

 

Sur le même thème