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Condamnée pour sexisme, la mairie de Dannemarie fait appel

Publié le 30 aoû 2017
Temps de lecture : 2 min.
Le Conseil d'État a organisé une audience publique importante aujourd'hui 30 août. Il était question d'examiner l'appel introduit par la mairie de Dannemarie, condamnée par le tribunal de Strasbourg à retirer de la voie publique des figurines féminines jugées « dégradantes pour l'image de la femme » et sexistes. D'après nos sources, le juge du Conseil d'État devrait rendre son verdict vendredi...
Le Conseil d'État a organisé une audience publique importante aujourd'hui 30 août. Il était question d'examiner l'appel introduit par la mairie de Dannemarie, condamnée par le tribunal de Strasbourg à retirer de la voie publique des figurines féminines jugées « dégradantes pour l'image de la femme » et sexistes. D'après nos sources, le juge du Conseil d'État devrait rendre son verdict vendredi. La question à laquelle il devra répondre est la suivante : le référé liberté, invoqué par les associations féministes en vue du retrait des figurines sexistes, est-il justifié ? L'égalité femmes/hommes est-elle une liberté fondamentale ?

[La fédération CGT des sociétés d'étude s'était félicitée de la décision du tribunal administratif de Strasbourg->http://www.soc-etudes.cgt.fr/vie-federale/actualites/communiques-de-presses/3233-lutte-contre-le-sexisme-une-grande-avancee-a-confirmer] du 9 août dernier. Saisi par des associations féministes, il avait condamné la mairie de Dannemarie (Haut-Rhin) à retirer les figurines sexistes qu'elle avait disséminées dans l'espace public.
Le juge, rappelle la CGT, a estimé que « les éléments du corps féminin, notamment les bouches, sont grossièrement déformés et les femmes sont représentées de manière caricaturale, réduites à un rôle de reproductrice [...] ou parfois même de façon graveleuse, dans des positions dégradantes ». Ces représentations, poursuit le tribunal, confine l'image de la femme « à une fonction de mère et surtout d'objet sexuel ».
Pour la CGT Sociétés d'études, ce jugement revient à reconnaitre « que la promotion publique du sexisme s'inscrit dans ce que nous dénonçons, avec le mouvement féministe dont notre organisation est partie prenante, comme continuum des violences contre les femmes ».

[(La CGT Sociétés d'études rappelle que 80 % des femmes salariées considèrent que dans le monde du travail, les femmes sont régulièrement confrontées au sexisme dont les effets délétères et pathogènes sont aussi abondamment identifiés, documentés et dénoncés. )

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